Industrie aéronautique     Transport aérien     Défense     MRO & Support     Cabine & PaxExp     Décarbonation     L'Aviation Recrute     Passion    
 
 
Actualité aéronautique Transport aérien Ryanair perd 815 millions d'euros en 2020 et attend toujours ses Boeing 737 MAX

Ryanair perd 815 millions d'euros en 2020 et attend toujours ses Boeing 737 MAX



17 MAI 2021 | Emilie Drab
Ryanair perd 815 millions d'euros en 2020 et attend toujours ses Boeing 737 MAX
© Piotr Mitelski - Ryanair
L'année fiscale de Ryanair commence le 1er avril et s'achève le 31 mars de l'année suivante. L'année fiscale 2021 a donc débuté au plus fort de la pandémie de SARS-CoV-2 et des restrictions de voyage pour s'achever sur la morosité de la troisième vague épidémique en Europe. Cela se ressent dans le bilan de la compagnie, qui a dû prendre des mesures drastiques de réduction des opérations.

Ainsi, Ryanair publie un chiffre d'affaires en chute de 81% à 1,64 milliard d'euros et une perte nette de 815 millions d'euros, hors dépréciation de ses couvertures carburant et change (contre un bilan net positif de plus d'un milliard d'euros en 2019). Le nombre de passagers a chuté proportionnellement au chiffre d'affaires, de 81%, avec 27,5 millions de voyageurs, bien loin des 148,6 millions de 2019. Le coefficient de remplissage perd 24 points de pourcentage, restant à 71%. En revanche, la low-cost a constaté une hausse des dépenses auxiliaires de la part de ses passagers de 11%, ceux-ci ayant été plus enclins à profiter de l'embarquement prioritaire et à réserver leurs fauteuils.

Le choc de la crise a obligé Ryanair, comme ses consoeurs, à travailler encore sur ses coûts afin de maintenir la tête hors de l'eau en attendant la reprise. Elle a ainsi réduit les paies et bonus de ses dirigeants et son personnel a lui aussi consenti des réductions de salaires pour la période de la crise. Des négociations ont également eu lieu avec les aéroports pour réduire les coûts, prendre des mesures de stimulation du trafic et étendre des accords de croissance.

Par ailleurs, Ryanair rappelle qu'elle a augmenté ses commandes de 737-8200 (passant de 135 à 210 appareils), parallèlement à l'obtention d'un dédommagement pour les deux ans de retard dans leur livraison, là encore pour réduire ses coûts dans les années à venir. Dans un communiqué, la low-cost indique attendre le premier de ces Boeing 737-8 à capacité accrue d'ici la fin du mois et espérer en compter une soixantaine d'ici l'été 2022. Mais Michael O'Leary, le président du groupe, s'est déclaré « furieux contre Boeing » car les livraisons ont encore glissé (en raison des problèmes électriques). « Si l'équipe de direction de Seattle continue à si mal gérer ce processus, je pense qu'il y a un risque réel que nous ne voyions aucun de ces avions avant l'été 2021. » La compagnie est pressée de les intégrer à sa flotte car elle pense qu'ils lui permettront « de creuser encore l'écart entre Ryanair et les autres compagnies européennes dans la prochaine décennie. »

Ryanair estime qu'elle est bien armée pour profiter de la reprise lorsqu'elle se présentera. Si les campagnes de vaccination en Europe atteignent leurs objectifs en termes de rapidité de déploiement et que la plupart de la population européenne est vaccinée d'ici septembre, un fort rebond de la demande pourrait survenir au second semestre. La low-cost estime qu'elle aura alors les moyens de proposer des tarifs très bas et de saisir les opportunités de croissance offertes par le retrait total ou partiel de ses concurrentes sur certaines routes et les capacités très diminuées sur le réseau européen. Plusieurs nouvelles bases ont ainsi déjà été annoncées.

Malgré cela, elle reste prudente. Le manque de coordination des gouvernements européens dans l'instauration et la levée des restrictions de voyage empêche les passagers de planifier des déplacements, même si une forte hausse des réservations a été constatée depuis avril. Etant donné le lent démarrage en mars et avril, Ryanair continue de penser que son bilan pour l'année fiscale 2022 sera dans la partie basse de ses prévisions en termes de passagers transportés (entre 80 et 120 millions) et qu'elle réussira au mieux à publier un résultat net à l'équilibre, cet objectif ne pouvant être atteignable que si les restrictions sont levées à temps pour la haute saison (juillet, août et septembre). Elle espère retrouver un rythme de croissance similaire à celui qu'elle connaissait avant la crise durant l'été 2022.

Emilie Drab
Rédactrice en chef adjointe
Aviation civile, Transport aérien


Abonnez-vous dès aujourd'hui au Journal de l'Aviation et prenez de l'altitude sur toute l'actualité aéronautique
L'accès à tous les articles payants du Journal de l'Aviation
La Newsletter Quotidienne en exclusivité
L'accès à l'actualité de la rubrique ALERTAVIA et aux outils de veille (agents, alertes...)
 
Une sélection d'articles réservés aux abonnés
L'IATA veut structurer le marché du carburant d'aviation durable Airbus va étendre le nombre d'aéroports accessibles à l'A330neo
Les traînées de condensation au coeur de l'attention de l'industrie « Les Airbus A350 et la classe affaires sont des développements naturels » pour IndiGo, Pieter Elbers, CEO
IATA : Plus de 30 milliards de dollars de bénéfices et près de 5 milliards de passagers pour le transport aérien en 2024 Boeing présente son plan d'amélioration de la qualité à la FAA
Comment Air France utilise l'intelligence artificielle au jour le jour EBACE : Airbus Corporate Helicopters au beau fixe
Stelia Aerospace présente un siège éco-conçu, Opera Essential Air France lance les nouveaux fauteuils TiSeat 2X d'Expliseat sur ses Embraer 190
IL Y A 33 MINUTES
L'armée française se dote de systèmes de contrôle aérien mobiles fournis par RTX
IL Y A 1 HEURE
Réouverture partielle de l'aéroport de la Tontouta
IL Y A 2 HEURES
Le futur 747-8 Air Force One encore repoussé
IL Y A 2 HEURES
ITP Aero reste en charge de la maintenance de tous les moteurs des forces armées espagnoles
IL Y A 21 HEURES
Korean Air va céder l'activité fret d'Asiana Airlines à Air Incheon
Turbulences en ciel clair
« Le but de Moove est d'optimiser et rendre accessible l'aviation à la demande », Arthur Ingles, co-fondateur de Moove
« Notre priorité se situe au niveau des techniciens », Nicolas Godé, directeur du centre MRO Avionique de Collins Aerospace à Blagnac
Les articles les plus lus
Airbus Helicopters remporte une commande géante de H225 Super Puma
Airbus va étendre le nombre d'aéroports accessibles à l'A330neo
Quid des nouvelles commandes chinoises d'avions de ligne ?
Le Falcon 6X de Dassault en vedette à EBACE
EBACE : Airbus Corporate Helicopters au beau fixe
S'inscrire aux newsletters gratuites du Journal de l'Aviation

 Recevoir des E-mailings de nos partenaires


En renseignant votre adresse email, vous acceptez de recevoir nos lettres d'information par courrier électronique. Votre adresse de messagerie est uniquement utilisée pour vous envoyer nos lettres d'information. Vous pourrez à tout moment utiliser le lien de désabonnement intégré dans les newsletters.
Notre actualité | Qui sommes-nous ? | Programme rédactionnel | Mentions légales | Confidentialité | CGV | Contact | Plan du site

© 2024 Le Journal de l'Aviation - Groupe AEROCONTACT