Actualité aéronautique Passion Jean-Emile Rouaux : « Air France a choisi la Fédération Française de Vol en Planeur pour former ses futurs cadets »

Jean-Emile Rouaux : « Air France a choisi la Fédération Française de Vol en Planeur pour former ses futurs cadets »

Propos recueillis par Romain Guillot
Publié 09/10/2018 | 884 mots
Jean-Emile Rouaux : « Air France a choisi la Fédération Française de Vol en Planeur pour former ses futurs cadets »
Toutes photos © FFVP
La Fédération Française de Vol à Voile (FFVV) a été rebaptisée Fédération Française de Vol en Planeur (FFVP) le 1er octobre. Le Journal de l'Aviation s'est entretenu avec son président Jean-Emile Rouaux, l'occasion de revenir sur les différentes activités de la fédération. Entretien.

Pourquoi La Fédération Française de Vol à Voile change-t-elle de nom pour devenir la Fédération Française de Vol en Planeur ?

Nous ne nous sommes pas toujours appelés comme cela. Par exemple avant la seconde guerre mondiale, il s'agissait de la Fédération Française de vol sans moteur. La Fédération Française de Vol à Voile est née au moment de sa création en 1966. C'est un peu le parallèle entre le bateau à moteur et le bateau à voile. Mais aujourd'hui, les choses ont évolué et nous avons beaucoup d'activités à voile qui volent, par exemple les dernières générations de voiliers avec des foils. De tout temps nous avons été confondus avec certaines pratiques. Pour limiter cette confusion, une cinquantaine de clubs avaient d'ailleurs déjà franchi le pas en s'appelant par exemple Planeurs de Bretagne, Planeurs de Brocéliande... Nous avons réalisé un sondage et c'est le nom qui est sorti.

On comprend que la FFVP a tout à gagner avec cette nouvelle image, mais un changement d'identité n'est jamais simple. Qu'est ce que cela implique dans la vie de la Fédération ?

Nous avons d'abord changé toutes nos identités visuelles, lancé un nouveau site Internet (www.ffvp.fr) qui est une belle vitrine de notre activité, et nous avons une campagne de grande ampleur dans les médias aéronautiques. Mais en même temps, ce changement de nom coule tellement de source que finalement tout le monde le trouve logique.

Quelle est la situation de la Fédération Française de Vol en Planeur, les grandes tendances ?

Nous connaissons une stabilité en nombre de clubs, à 162 clubs. Par contre nous avons connu une légère progression ces dernières années, et sensible cette année, pour les pilotes de moins de 25 ans. Le nombre de licences pour les pilotes de moins de 25 ans est en augmentation de 9%. C'est assez extraordinaire. Cette bonne tendance est liée à plusieurs choses. D'une part à l'économie qui va un peu mieux et d'autre part à une aspiration importante pour les métiers de l'aéronautique. Il y a aussi un gros travail de la Fédération au niveau des partenariats, par exemple avec le BIA de l'armée de l'air, sur les jeunes des quartiers avec Léo Lagrange, avec l'UCPA... Ces partenariats forts nous permettent de porter haut nos valeurs. Et il y a aussi une communication importante sur les réseaux sociaux depuis deux ans. Nos produits de licence ont aussi été adaptés, par exemple pour pouvoir pratiquer le planeur de façon plus occasionnelle par rapport à ce que l'on connaissait il y a trente ans ou il fallait être un passionné, voler tous les week-ends. Cette époque est désormais révolue. Nous sommes devenus beaucoup plus attractifs et nous allons tangenter les 12 000 licenciés cette année.

La FFVP, c'est aussi des compétitions et des champions du monde...

Nous avons été numéro un mondial en 2016 et 2017. Cette année nous serons numéro deux mondial. La FFVP s'est aussi 35 titres de champions du monde depuis son existence. Nos avons de très bons résultats sportifs avec de belles équipes de France masculine et féminine. L'équipe de France féminine est d'ailleurs aussi numéro un mondial et c'est une très grande satisfaction.

Mais le planeur ce n'est pas qu'un sport. Ayant été jeune pilote de planeur moi même, je suis convaincu que la case planeur doit être indissociable d'une carrière de pilote professionnel à un moment ou à un autre. Qu'en pensez-vous ?

La meilleure preuve en est qu'Air France a choisi la Fédération Française de Vol en Planeur pour former ses futurs cadets. Ils viendront ainsi passer quatre semaines de stage à Saint-Auban pour une formation au planeur basique, avec une initiation à la voltige pour les positions inhabituelles. Ils feront même du remorquage pour appréhender le travail aérien, la gestion des trajectoires à vue... La première promotion est attendue pour le 29 mars. Je dirais, sans vouloir être prétentieux, que pratiquer le vol en planeur est un bon atout pour passer les sélections de pilotes dans toutes les compagnies aériennes, car, au-delà des valeurs de techniciens purs, et même sur les parties non techniques - conscience de la situation, décision et gestion de la charge de travail - il y a aussi l'aspect de travail en groupe qui est indissociable du métier de pilote de ligne. Dans un cockpit on travaille en équipage et ces valeurs sont donc très utiles au métier.

Romain Guillot
Rédacteur en chef
Cofondateur du Journal de l'Aviation et d'Alertavia


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