Spirit Aviation Holdings, maison mère de Spirit Airlines, a annoncé le 13 mars 2026 avoir déposé un accord de soutien à la restructuration (Restructuring Support Agreement, RSA) ainsi qu’un plan de réorganisation auprès du tribunal des faillites du district sud de New York. Cet accord, conclu avec les principaux créanciers et les porteurs d’obligations garanties, doit permettre à la compagnie de sortir de la protection du Chapitre 11 d’ici le début de l’été 2026.
Le plan prévoit de ramener la flotte de Spirit à 76–80 Airbus A320/A321ceo d’ici le troisième trimestre 2026, en la réduisant par rapport aux niveaux antérieurs grâce à la résiliation de contrats de leasing, à la vente d’une vingtaine d’A320 et d’A321détenus en propre, ainsi qu’à d’éventuelles réductions du nombre d’A320neo. L’optimisation du réseau vise à concentrer l’activité sur les lignes à forte demande, avec une utilisation accrue des appareils les jours de pointe et des ajustements saisonniers.
La dette et les engagements locatifs doivent être significativement réduits, passant d’environ 7,4 milliards de dollars avant le dépôt de bilan à près de 2 milliards de dollars à l’issue de la procédure.
Spirit entend parallèlement monter en gamme, notamment avec « Spirit First », qui ajoute une troisième rangée de sièges Big Front Seats à l’avant de ses cabines, et le lancement d’une classe Premium Economy, tout en maintenant une politique de tarifs bas. Parmi les mesures déjà mises en œuvre figurent notamment la cession de portes d’embarquement à l’aéroport O’Hare de Chicago au profit d’United Airlines et d’American Airlines, ainsi que la mise en congé sans solde de certains employés et la fermeture des bases les moins rentables.
La compagnie low-cost américaine prévoit également de reprendre le chemin de la croissance en ajoutant de nouveaux appareils à sa flotte entre 2027 et 2030, « en fonction des opportunités de croissance rentables ».








