Billi est en service depuis la fin du mois de mai. Mais le nouveau terminal low-cost de l’aéroport de Bordeaux, le premier de construction neuve en France, a officiellement inauguré ses opérations le 10 juin, en présence du ministre des Transports Dominique Bussereau.
Billi (Bordeaux illico) a été érigé en mois d’un an et a représenté un investissement de 5,5 millions d’euros. Ce terminal, aux services simplifiés, couvre une surface de 4 000m² et s’étend sur 120m. Il est situé au sud de la plateforme bordelaise, dans le prolongement du hall B.
Avec ses quatre postes avions, le terminal est capable de gérer six cents passagers simultanément. Mais la flexibilité de son infrastructure lui permet d’augmenter aisément sa capacité si besoin est à six postes avions et neuf cents passagers. Il peut ainsi théoriquement accueillir deux millions de passagers annuels.
Le terminal low-cost n’offre que peu de services. Notamment, tout se fait à pied, jusqu’à l’embarquement, sans passerelle et sans bus. Ce dépouillement a permis de réduire de 30% les redevances par rapport aux halls A et B de Bordeaux-Mérignac. Son attrait s’est vite décuplé aux yeux des compagnies qu’il visait : Ryanair, Jet4you et Cimber Sterling ont décidé de s’y installer et easyJet a augmenté son offre.
Le projet de terminal low-cost a été mis en œuvre face à la perspective de l’arrivée du TGV Paris – Bordeaux prévue pour 2016. Les compagnies traditionnelles devraient en effet pâtir de ce nouveau concurrent, et la plateforme aéroportuaire avec elles.
Parallèlement, le trafic low-cost est des plus dynamiques. Il a été multiplié par quatre entre 2003 et 2008 pour représenter 15% du trafic bordelais. Après une légère baisse en 2009 due à la crise, l’aéroport s’attend à ce que les compagnies low-cost à Bordeaux transportent 665 000 passagers en 2010, soit une augmentation de 38,3% par rapport à 2009. Elles devraient représenter 19,2% du trafic total.
