La situation était devenue intenable pour Spirit Airlines. La compagnie low-cost américaine a annoncé le 2 mai la suspension de ses opérations à effet immédiat et la cessation progressive de ses activités. Elle était en pleine procédure de restructuration dans le cadre du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites.
Déjà sous pression en raison d’une dette élevée, de la hausse de ses coûts concomitant à une baisse de la demande sur le marché américain, Spirit Airlines a définitivement succombé sous le coup de l’augmentation soudaine et importante du prix du carburant. N’ayant pas réussi à trouver des financements supplémentaires, malgré l’idée émise par le président des Etats-Unis il y a quelques jours de faire racheter la compagnie par l’Etat, elle a opté pour la liquidation.
« En mars 2026, nous sommes parvenus à un accord avec nos détenteurs d’obligations sur un plan de restructuration qui nous aurait permis de redémarrer nos activités. Cependant, la hausse soudaine et soutenue des prix du carburant ces dernières semaines ne nous a finalement laissé d’autre choix que de procéder à une liquidation ordonnée de la société. Pour maintenir l’activité, il aurait fallu des centaines de millions de dollars supplémentaires de liquidités que Spirit n’a tout simplement pas et n’a pas pu se procurer. C’est extrêmement décevant », regrette Dave Davis, le président-directeur général de Spirit.
Née en 1964 et ayant adopté le nom de Spirit Airlines en 1992, la compagnie américaine avait adopté un modèle ultra-low-cost qui s’est avéré payant, jusqu’à la crise sanitaire. Chahutée depuis, elle s’est placée sous la protection du chapitre 11 deux fois en moins d’un an et travaillait depuis la fin du mois d’août 2025 à une nouvelle restructuration. Celle-ci prévoyait notamment une forte réduction de sa flotte d’Airbus, qui devait passer de plus de 200 appareils à environ 80. Des accords avaient été signés avec ses lessors et avec Airbus, pour restituer des appareils en leasing et reporter des livraisons.









