L’Association du transport aérien international (IATA), l’Organisation des services de navigation aérienne civile (CANSO) et le Conseil international des aéroports (ACI) ont lancé une nouvelle initiative commune visant à réduire le risque d’incursions de piste, un enjeu majeur de sécurité dans un environnement où la circulation au sol reste particulièrement complexe. Le projet vise à mieux détecter les situations à risque avant qu’elles ne dégénèrent, grâce à une coopération renforcée entre compagnies aériennes, aéroports, prestataires de navigation aérienne, régulateurs et personnels de terrain.
L’initiative s’articule autour de trois priorités. La première sera d’améliorer la collecte et l’analyse des données de sécurité, y compris les incidents, quasi-accidents, événements précurseurs et observations remontées par les opérationnels. La deuxième sera de renforcer les « Local Runway Safety Teams », le groupes de travail dédiés qui seront appelés à devenir le principal forum de coordination locale. La troisième priorité sera de partager les progrès et les enseignements tirés afin que les pratiques les plus efficaces puissent être adoptées plus largement par les aéroports et les organisations évoluant dans des environnements opérationnels similaires.
Nick Careen, vice-président senior Opérations, Sécurité et Sûreté de l’IATA, a rappelé que le transport aérien restait le moyen de transport longue distance le plus sûr, mais que ce niveau de sécurité dépendait d’une amélioration continue. Selon lui, cette initiative doit permettre aux compagnies, aux aéroports et aux services de navigation aérienne d’identifier plus tôt les risques liés aux pistes et d’agir de façon coordonnée.
Cette nouvelle initiative s’inscrit dans la continuité du GAPPRI (Global Action Plan for the Prevention of Runway Incursions), le plan mondial de prévention des incursions de piste élaboré par l’OACI, EUROCONTROL et la Flight Safety Foundation, puis soutenu par IATA, ACI et CANSO. Les organisations mettront à profit plusieurs outils déjà disponibles, dont des check-lists, des ressources d’évaluation des risques et des dispositifs d’audit comme l’IOSA, afin d’aider les acteurs du secteur à passer plus vite de la recommandation à l’action concrète.
Pour rappel, le trafic aérien mondial a atteint quelque 35,2 millions de vols l’année dernière, en progression de près de 4% sur un an.










