Airbus mène le programme de recherche LEIA (Large Scale Integration Demonstrator of Hybrid Electrical Architecture), un projet soutenu par l’initiative Clean Aviation de l’Union européenne et lancé officiellement le 14 janvier dernier (Phase 2).
Dévoilé plus en détail la semaine dernière au salon aéronautique de Farnborough, ce programme de R&T vise à maturer des technologies pour les futurs avions court et moyen-courriers plus hybrides et électriques. Son objectif principal est de concevoir et d’intégrer des systèmes électriques non propulsifs afin d’améliorer l’efficacité du prélèvement d’énergie moteur, de permettre une gestion plus flexible de l’énergie et de réduire la masse des appareils.
Cette initiative s’attaque ainsi à plusieurs domaines : hausse des besoins électriques, transition des systèmes pneumatiques et hydrauliques vers l’électrique, stabilité des réseaux haute tension, qualité de puissance, protection contre les décharges et maîtrise des charges thermiques. Le projet, qui réunit 25 partenaires et dispose d’un budget total de 35 millions d’euros, ambitionne d’atteindre un niveau de maturité TRL5 en 2027.
LEIA vient par ailleurs s’appuyer sur la réussite du projet SWITCH (Sustainable Water-Injecting Turbofan Comprising Hybrid-electrics), un programme de recherche combinant deux sphères d’innovations bien différentes, à savoir l’injection de vapeur d’eau dans la chambre de combustion d’un moteur (découlant du projet WET – Water-Enhanced Turbofan de MTU Aero Engines) et l’hybridation électrique (découlant de plusieurs projets menés par Pratt & Whitney et Collins Aerospace). Airbus précise d’ailleurs que ce projet a franchi une nouvelle étape en juillet avec des essais intégrés menés en laboratoire par Collins Aerospace.
Airbus cite parmi ses partenaires dans le projet LEIA, Collins Aerospace, EASN, Fraunhofer-Gesellschaft, Liebherr Aerospace, Lynxeo, le Netherlands Aerospace Centre (NLR), Safran, Saft, l’université de Warwick et l’université de technologie de Wroclaw.










