En avril, la demande n’a pas suffi à compenser les effets de la crise au Moyen-Orient. Le dernier rapport de l’IATA montre que le trafic mondial a enregistré une baisse de 3,4 % sur la période. C’est la première mois qu’il se contracte d’une année sur l’autre depuis la crise du covid.
L’association des compagnies aériennes souligne que si l’on exclut la région Moyen-Orient, le trafic est en hausse de 1,2 %. Les capacités sont quant à elles en diminution de 2,9 %.
Pourtant, le bilan pour la seule région Moyen-Orient est moins catastrophique qu’en mars, grâce au cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-Unis, qui a permis la réouverture des espaces aériens de la région. Le trafic est en baisse de 46,6 % (contre 58,6 % en mars) et les capacités de 37,2 % (contre 54,7 % en mars). Le taux de remplissage s’effondre toutefois de 12,5 points, à 70,6 %.
L’Europe a en partie pu profiter du report de la demande pour les vols vers l’Asie, le trafic ayant augmenté de 15,3 % pour les vols directs sur ce faisceau. Avec un trafic en croissance de 0,8 % pour une hausse des capacités de 0,4 %, la région enregistre le meilleur taux de remplissage sur le mois.
« La chute de 46,6 % de la demande pour les transporteurs du Moyen-Orient, due à la guerre dans la région, a été si marquée qu’elle a entraîné une baisse de 3,4 % de la demande globale. La situation du transport aérien reste très instable. Le coût du kérosène a plus que doublé en avril, ce qui fait grimper les tarifs aériens », explique Willie Walsh, directeur général de l’IATA. Il ajoute que les programmes de vols partagés pour les prochains mois indiquent une réduction de l’offre, traduisant une adaptation des compagnies au niveau élevé des coûts du carburant et au ralentissement de la demande, dans le but de protéger leurs marges.
L’IATA devrait publier une mise à jour de ses prévisions de trafic la semaine prochaine, à l’occasion de son assemblée générale annuelle.








