Après un semestre conforme à ses prévisions quoiqu’un petit peu chahuté sur son dernier mois, le groupe easyJet annonce qu’il prévoit de publier une perte avant impôts plus importante que l’année dernière pour la période. Elle devrait en effet se situer entre 540 et 560 millions de livres sterling (contre 394 millions de livres l’année dernière).
Une hausse des coûts a été enregistrée, en raison de l’annualisation de mesures de résilience pour l’été 2025, de hausses des redevances, de mesures pour améliorer l’utilisation de la flotte en hiver et de la poursuite d’investissements dans la numérisation. Cependant, easyJet a aussi subi un environnement plus concurrentiel sur certains marchés.
Par ailleurs, la compagnie a également commencé à ressentir les effets de la crise au Moyen-Orient. Alors que la facture carburant s’est réduite de 5 % sur le semestre (clôturé au 31 mars), elle a enregistré un surcoût de 25 millions de livres au mois de mars, sur la partie non couverte de ses achats (environ 18 % de ses besoins). Au second semestre, elle est couverte à hauteur de 70 % de ses besoins, à 706 dollars la tonne de carburant. Elle estime que chaque variation de 100 dollars du prix du carburant correspondra à un coût d’environ 40 millions de livres sterling au second semestre.
Ce ne sera pas le seul effet que la crise aura sur son activité : elle constate un ralentissement des réservations, ce qui réduit à sa visibilité à moyen terme. Les taux sont à 63 % et 30 % aux troisième et quatrième trimestres respectivement.
Toutefois, l’activité est bonne. Au premier semestre, le coefficient de remplissage s’est amélioré et les clients d’easyJet holidays ont augmenté de 22 %. Le groupe s’attend aussi à ce que la hausse des coûts hors carburant soit tempérée au second semestre et s’estime bien positionné pour passer la crise.









