Norse Atlantic Airways a besoin de davantage de latitude pour poursuivre sereinement ses activités. Pour l’obtenir, la low-cost norvégienne prévoit une augmentation de capital par souscription préférentielle pour un montant équivalent à 110 millions de dollars. Si elle devrait être largement souscrite, elle doit être soumise à l’approbation de ses actionnaires lors d’une assemblée générale extraordinaire qui se tiendra en juin.
La compagnie se prépare également à lancer une étude stratégique avec l’appui d’une banque internationale pour évaluer les opportunités de rapprochement qui s’offrent à elle. Elle est tout aussi ouverte à un partenariat qu’à une fusion ou une cession. Elle a déjà été approchée au cours de son existence mais aucune offre ni aucun accord n’est en cours de discussion.
L’augmentation de capital a pour objectif de renforcer la solidité financière de Norse et lui permettre de poursuivre ses activités alors que le contexte géopolitique se complexifie d’année en année. Alors que son bilan s’est amélioré en 2025, elle achève à peine sa transformation vers un modèle mixte réseau propre / ACMI, reste en perte et endettée, donc d’autant plus fragile face à la montée des prix du carburant. Elle pourrait rembourser une ligne de crédit de 20 millions de dollars, des créances pour 25 millions de dollars et utiliser le soldes pour ses besoins, améliorant sa trésorerie.
En attendant la levée de fonds et les effets de la mise en œuvre accélérée de son projet Falcon, elle va souscrire une facilité de crédit de 70 millions de dollars pour financer ses besoins en liquidités.
Le projet Falcon est une initiative de réduction des coûts de 40 à 50 millions de dollars par an. Norse estime avoir identifié et lancé la mise en œuvre de 80 % des mesures qui lui permettront d’atteindre cet objectif. Une optimisation du réseau et de la répartition de sa flotte en fait partie. Depuis qu’elle a achevé la transition de son modèle low-cost pur vers un modèle mixte avec une activité ACMI, la moitié de sa flotte (six appareils) est placée auprès d’IndiGo (sans exposition aux variations du coût du carburant), tandis que l’autre moitié opère pour elle – avec trois appareils enregistrés en Norvège et quatre au Royaume-Uni. Avec cette flotte resserrée, elle va concentrer son réseau et ne conserver que les liaisons avec une forte demande et sur lesquelles les yields sont en croissance. Les liaisons entre l’Europe et l’Asie, par exemple, restent très dynamiques, autant au niveau de l’activité passage que cargo.
Toutefois, en raison de son exposition à la volatilité des prix du carburant, elle a retiré ses prévisions pour 2026, exposées en février dernier.








