La compagnie low-cost easyJet a enregistré une perte avant impôts de 552 millions de livres sur le premier semestre clos au 31 mars, contre 394 millions un an plus tôt, pénalisée par la flambée du prix du kérosène et un fléchissement des réservations lié aux tensions au Moyen-Orient.
La compagnie britannique n’a pourtant été impactée par l’augmentation du carburant qu’au mois de mars, avec des coûts carburant en augmentation de plus de 25 millions de livres sterling. EasyJet a précisé que cette hausse était principalement due aux 18% de ses besoins en kérosène qui n’avaient pas été couverts en mars. La compagnie aérienne est actuellement couverte à 72% pour les 6 prochains mois, à un prix moyen de 726 dollars par tonne de carburant. Elle a aussi précisé que chaque hausse de 100 dollars du prix du carburant non couvert au cours des six prochains mois engendrerait des coûts supplémentaires d’environ 40 millions de livres sterling.
La compagnie rappelle cependant que ses fondations sont solides, avec une liquidité totale de 4,7 milliards de livres et une position de trésorerie nette de 434 millions de livres. La valeur comptable de ses actifs détenus en propre s’élève par ailleurs à 5,0 milliards de livres.
Sur le plan opérationnel, easyJet annonce avoir réalisé un chiffre d’affaires en progression de 12% par rapport à la même période l’année dernière, à 3,954 milliards de livres. Elle a transporté 6% de passagers en plus pour des capacités en sièges en progression de 4%. Le taux de remplissage a ainsi progressé de 2 points à 90%.
Sur le plan commercial, la compagnie fait état de réservations estivales en retrait par rapport à l’an dernier, les clients retardant leurs achats face à l’incertitude géopolitique. Le groupe maintient néanmoins son programme de vols pour la haute saison et ne signale pas, à ce stade, de problème d’approvisionnement en carburant sur son réseau.
EasyJet annonce aussi que les gains d’efficacité liés à la modernisation de sa flotte devraient générer environ 250 millions de livres sterling d’économies annuelles supplémentaires sur les exercices 2027 et 2028, notamment avec l’accélération du retrait de ses Airbus A319.








