Brive Laroche est mort, vive Brive Vallée de la Dordogne ! Le nouvel aéroport de la ville de Corrèze est officiellement entré en exploitation le 15 juin, en accueillant son premier vol commercial à 10h20. L’atterrissage de l’ATR 42-500 d’Airlinair sur la plateforme a non seulement inauguré Brive Vallée de la Dordogne, mais aussi marqué l’arrêt définitif de l’ancien aéroport Brive Laroche, situé au cœur de la ville.
Brive Vallée de la Dordogne a représenté un investissement de 48,7 millions d’euros. Situé à une quinzaine de kilomètres au sud de l’agglomération, il est le premier aéroport français à ouvrir depuis le début du siècle. Doté d’une piste (29) de 2 100m et de trois postes avions, il est capable d’accueillir des appareils de la taille des monocouloirs d’Airbus et Boeing. Sa capacité sera de 80 000 passagers annuels en 2011 et de 150 000 passagers annuels en 2015.
Airlinair est pour le moment la seule compagnie à opérer sur l’aéroport. Desservant Brive au départ de Paris (Orly Sud) depuis 2002, elle propose trois rotations quotidiennes vers la capitale du lundi au vendredi, deux d’entre elles étant des OSP (obligations de service public), ainsi qu’une le dimanche. La troisième fréquence a été ajoutée au programme de vols à la fin du mois de mars et transporte aujourd’hui quatorze passagers en moyenne. Toutefois, Thierry Soulard, délégué commercial de la compagnie française, a souligné que les tendances de réservation étaient encourageantes. Un redressement est en effet constaté depuis le mois de janvier.
Le 25 juin, Airlinair ne sera plus seule sur la plateforme, qui accueillera son premier vol international. Brive sera alors également reliée à London City par CityJet. La liaison sera toutefois saisonnière et s’arrêtera mi-septembre.
La DGAC souhaitait la fermeture ou le réaménagement de l’aéroport de Brive Laroche depuis plusieurs années déjà car il ne remplissait plus les conditions de sécurité. Considéré comme l’un des plus dangereux de France, nécessitant une approche en pente raide et entouré d’industries à risques, il demandait une qualification spéciale des équipages y opérant. Pour les mêmes raisons, il était difficile de le réaménager. Le site choisi pour accueillir son remplaçant se situe sur les communes de Nespouls et Cressensac, à cheval sur la Corrèze et le Lot et très proche de la vallée de la Dordogne, ce qui représente un grand atout touristique. Il présente également d’excellentes conditions topographiques (terrain plat) et météorologiques (absence de brouillard).








