Les escales en province coûteraient trop cher à Air France. La compagnie française envisagerait donc plusieurs mesures pour les ramener à l’équilibre. Selon les quotidiens La Tribune et Les Echos, elle pourrait lancer un plan de restructuration de son réseau domestique avec pour objectif de réduire de 20% ses coûts qui comprendrait des réductions d’effectifs et le transfert de liaisons à sa filiale low-cost Transavia.
Selon La Tribune, Air France travaillerait sur le projet Mimosa prévoyant l’installation d’une base de Transavia à Nice et le transfert de plusieurs lignes domestiques – aujourd’hui desservies par Britair et Regional – à la low-cost. Quatre seraient concernées, sur lesquelles les coûts d’escale sont trop élevés, les rotations trop peu performantes et la nature du trafic peu adaptée au programme de vols actuel. Transavia lancerait également des liaisons plus conformes à son business plan, vers des liaisons méditerranéennes. Toutefois, ce projet demanderait une renégociation des accords avec les pilotes de la compagnie, Transavia n’ayant initialement pas l’autorisation de réaliser des vols domestiques.
Une telle mesure s’explique par les difficultés que connaît Air France avec la concurrence du TGV mais surtout des compagnies low-cost. Ryanair et easyJet ont en effet attaqué le marché domestique français, la première depuis Marseille, la seconde depuis Paris (Orly et CDG) et Lyon.
Selon Les Echos, les pertes du réseau court et moyen-courrier pourraient s’élever à 300 millions d’euros sur l’année fiscale 2009-2010. Un plan NEO (New European Offer) aurait été présenté au comité central d’entreprise le 21 janvier avec différentes mesures pour redresser la situation. La principale serait une réduction des effectifs sur les escales de province de 3 750 emplois équivalents temps plein à 3 000 en 2011.







