Le bureau britannique d’enquête sur les accidents aériens (AAIB) a remis son rapport définitif le vol BA 38 le 9 février. Il a conclu que l’accident du Boeing 777 de British Airways avait été causé par la formation de glace dans le système de distribution du carburant de l’appareil.
Le 17 janvier 2008, le B777-200ER immatriculé G-YMMM en provenance de Pékin s’est écrasé à Heathrow, sans faire de victime parmi les 152 occupants de l’appareil. Durant la phase finale d’approche, le réacteur droit puis le gauche ont perdu leur puissance à sept secondes d’intervalle, obligeant le copilote (alors aux commandes) à atterrir d’urgence. Il s’est posé sur l’herbe dans l’enceinte de l’aéroport londonien et s’est immobilisé sur le seuil de la piste 27L.
L’enquête du AAIB a montré que de la glace s’était formée à partir d’eau naturellement présente dans le carburant lorsque l’appareil se trouvait en croisière. Elle s’est accumulée à l’entrée de l’échangeur de chaleur (FOHE – Fuel/Oil Heat Exchanger), bloquant le flux de kérosène dans les réacteurs. Le problème est spécifique aux Trent 800 de Rolls-Royce, qui équipaient l’appareil mais répondaient à tous les critères de certification puisque ce risque n’était pas connu. Le motoriste britannique a depuis modifié le design de son FOHE.
Le rapport précise également que, à 240 pieds, le commandant de bord a réduit l’inclinaison des volets de flap 30 à flap 25, augmentant la distance avant le touché de cinquante mètres et épargnant l’antenne ILS de l’aéroport.
