Turkish Airlines a enregistré un bénéfice net consolidé de 423 millions de dollars au premier semestre 2026, contre 647 millions de dollars un an plus tôt. Le chiffre d’affaires du groupe a néanmoins progressé de 20,8%, à 13,1 milliards de dollars, contre 10,8 milliards de dollars au cours des six premiers mois de 2025.
Cette hausse des revenus, liée à une forte demande, notamment sur l’Asie, et par une amélioration des tarifs unitaires, n’a pas absorbé l’augmentation des dépenses d’exploitation, particulièrement marquée par l’augmentation des coûts du carburant liée au conflit au Moyen-Orient. La facture carburant de la compagnie porte-drapeau turque a en effet augmenté de 55,1%, passant de 2,782 milliards à 4,316 milliards de dollars. La consommation a progressé de 6,4%, à 3,705 millions de tonnes. Dans le même temps, le coût moyen du carburant par tonne a atteint 1 165 dollars, contre 799 dollars un an auparavant.
Turkish Airlines a par ailleurs affiché une perte d’exploitation de 121 millions de dollars, alors qu’elle avait dégagé un bénéfice d’exploitation de 630 millions de dollars au premier semestre 2025.
Le trafic passagers a progressé de 5,5%, à 44,5 millions de voyageurs. Le coefficient d’occupation a gagné 2,3 points, à 83,7%. Les vols internationaux ont représenté 29,4 millions de passagers, en hausse de 6,6%, les vols intérieurs ne progressant que de de 3,6%, à 15,1 millions de passagers.
Les restrictions et perturbations au Moyen-Orient ont notamment conduit Turkish Airlines à réduire certaines liaisons régionales et à transférer des capacités vers des marchés à plus forte demande et meilleure recette, notamment en Asie, en Afrique et sur certaines routes loisirs.
Au 30 juin 2026, la flotte consolidée du groupe atteignait les 552 appareils (avec Turkish Cargo et AJet), contre 485 un an plus tôt.







