Les années se suivent et se ressemblent chez Emirates. Malgré l’impact de la guerre en Iran sur le dernier mois de son exercice (du 1er avril 2025 au 31 mars 2026), le groupe, comme la compagnie, a publié un chiffre d’affaires record, un résultat avant impôts record et un niveau de trésorerie record. L’heure n’est donc pas à l’affolement face à l’incertitude générée par le conflit.
La compagnie aérienne a enregistré un chiffre d’affaires record de 35,7 milliards de dollars, en hausse de 2 %. L’EBITDA s’est quant à lui érodé de 3 %, sous l’effet d’une érosion équivalente des yields dans le secteur cargo sous la pression de la concurrence et des droits de douane américains et d’une hausse des coûts opérationnels. Malgré tout, Emirates a publié un résultat net record de 5,4 milliards de dollars.
L’activité passage a vu une légère baisse de 1 % des capacités de la compagnie et du nombre de passagers (53,2 millions), compensée par une augmentation des yields. Sur l’année, elle a intégré une quinzaine d’Airbus A350. Le cargo a en revanche enregistré une hausse de 13 % de ses capacités avec la livraison de cinq Boeing 777F sur l’année, entraînant une hausse de 3 % des volumes transportés (2,4 millions de tonnes).
Au niveau groupe, la compagnie aérienne représentant la majeure partie de l’activité, l’image est la même. Chiffre d’affaires record à 41 milliards de dollars, en augmentation de 3 %, résultat net en hausse d’autant, à 5,7 milliards de dollars, et érosion de l’EBITDA de 3 % également.
« Au cours des 11 premiers mois de l’exercice 2025-2026, la situation au sein du Groupe a été très positive. La forte demande pour nos produits et services a stimulé notre chiffre d’affaires, et nous avons dégagé des marges solides grâce à nos investissements soutenus dans les produits, les ressources humaines, la technologie et la marque. Mois après mois, nous avons dépassé nos objectifs », raconte le cheikh Ahmed bin Saeed Al Maktoum, président-directeur général de la compagnie aérienne Emirates et du groupe Emirates.
« Le 28 février, des opérations militaires ont massivement perturbé le trafic aérien commercial mondial dans la région du Golfe, y compris aux Émirats arabes unis. (…) Nous avons la chance d’être basés à Dubaï, où des années d’investissements dans les infrastructures et un écosystème aéronautique cohérent ont permis au gouvernement de sécuriser rapidement des couloirs aériens sûrs pour les vols commerciaux. Emirates et dnata ont depuis progressivement rétabli leurs opérations à DXB. Bien que nous fonctionnions toujours à une capacité de transport de passagers inférieure à celle d’avant la perturbation, les opérations de fret ont été intensifiées pour soutenir le transport de marchandises essentielles vers et à travers les Émirats arabes unis. »
Bien que l’incertitude demeure tant que le conflit perdure, le groupe Emirates n’est pas inquiet. Doté d’une trésorerie à un niveau record de 16,2 milliards de dollars, il a décidé de poursuivre ses investissements comme prévu – des investissements qui ont atteint 4,9 milliards de dollars sur l’exercice 2024-2025, notamment liés aux livraisons d’A350 et de 777F et au programme de rétrofit des appareils en service. Par ailleurs, le groupe s’affirme bien couvert face aux fluctuations des prix du carburant jusqu’en 2028-2029, en tout cas sur les volumes nécessaires pour ses opérations actuelles et pour le retour à leur niveau d’avant la crise.
« Nos fondamentaux sont solides. Le modèle économique éprouvé du groupe Emirates reste inchangé. La place de Dubaï au carrefour des flux commerciaux, des échanges et des voyages mondiaux reste inchangée. Notre ambition d’être les meilleurs au monde et d’être au service du monde reste inchangée », clame son directeur général.










