Les transporteurs américains pourraient faire face, dans les années à venir, à un sérieux problème de recrutement de pilotes. C’est ce que révèle le Wall Street Journal dans un article publié sur son site Internet le 12 novembre dernier. La perte d’attractivité de la fonction auprès des jeunes Américains serait une des causes de cette pénurie redoutée.
65 000. C’est le nombre de nouveaux pilotes dont auraient besoin les compagnies aériennes américaines dans les huit prochaines années, selon un expert cité par le Wall Street Journal. Ces besoins sont majoritairement tirés par les nombreux départs à la retraite. Aujourd’hui aux États-Unis, on estime que plus de la moitié des 96 000 pilotes en activité, toutes compagnies aériennes confondues, a plus de 50 ans. L’âge de la retraite étant fixé à 65 ans, ils partiront tous au même moment.
Pour remplacer tous ces futurs retraités, les compagnies se heurtent à deux problèmes majeurs : le manque d’attractivité de la fonction auprès des jeunes américains, notamment témoins des difficultés des compagnies et de la dégradation des conditions de travail des pilotes, ainsi que l’entrée en vigueur l’été prochain d’une nouvelle loi sur la formation des pilotes.
En effet, dès août 2013, tout nouveau pilote devra justifier d’une expérience d’au moins 1 500 heures de vol pour prendre les commandes d’un avion de ligne, contre 250 actuellement. Cette réforme, votée en 2010 à la suite d’accidents survenus dans des compagnies régionales américaines, augmente non seulement le coût et le temps de formation des jeunes pilotes, mais pourrait aussi entraîner un manque de navigants dans le pays.
Pour trouver leurs PNT, les compagnies aériennes américaines, à l’image de Delta Airlines (recrute 3 500 nouveaux pilotes) et American Airlines (va recruter 2 500 pilotes dans les 5 prochaines années), pourraient se tourner vers l’Europe. Les compagnies aériennes chinoises, elles, recrutent déjà leurs navigants sur le vieux continent, mais pour des raisons différentes.



