La semaine aura été riche en rebondissements pour TAP Portugal. Alors que la privatisation de la compagnie semblait très compromise le 11 novembre, elle a été approuvée in extremis le 12, permettant à Atlantic Gateway, l’acheteur, de tenir sa promesse et annoncer une importante commande d’Airbus pour renouveler la flotte.
La commande porte sur 53 appareils. TAP Portugal réceptionnera quatorze A330-900neo, qui remplaceront les douze A350-900 qu’elle avait commandés dès 2007 et dont elle attendait la livraison à partir de 2017, ainsi que quinze A320neo et 24 A321neo.
Mais les derniers jours ont été mouvementés pour la compagnie. Après le renversement du gouvernement de Pedro Passos Coelho (droite) par l’adoption d’une motion de censure déposée par une coalition de gauche, le parti socialiste a demandé le 11 novembre la suspension du processus de privatisation de la compagnie, arguant que l’Etat se devait d’en conserver le contrôle. Le gouvernement sortant a tout de même pu donner son feu vert définitif le 12 novembre, s’appuyant sur « la faillite imminente » qui menaçait la compagnie si l’accord n’était pas conclu.
Atlantic Gateway avait remporté en juin l’appel d’offres pour la privatisation de TAP, dont il va acquérir 61%. Le consortium a été créé par David Neeleman, le fondateur de JetBlue aux USA puis Azul au Brésil, et le dirigeant du groupe de transport routier Barraqueiro, Humberto Pedrosa. Il avait dès le départ prévu l’acquisition des 53 Airbus et envisageait également l’acquisition d’A321neoLR.


