Le groupe Safran prévoit de recruter cette année environ 5 000 personnes sur l’ensemble de ses sites, la moitié en France et l’autre moitié à l’étranger, principalement aux États-Unis, au Canada, au Mexique et au Maroc.
Les recrutements concernent tous les métiers du groupe aéronautique, avec une primauté dans les métiers de production. « La montée en cadence actuelle n’avait encore jamais été atteinte », explique le DRH du groupe Jean-Luc Bérard. À lui seul, avant même son entrée en service en 2016 sur l’A320neo, en 2017 sur le 737 MAX et en 2018 sur le C919, le LEAP a déjà enregistré près de 9 000 commandes. L’objectif de Safran à horizon 2020 est de porter la production annuelle du nouveau réacteur à plus de 1 800 exemplaires. À terme, le programme générera 10 000 emplois directs et indirects en France. De son côté, le CFM56 est toujours autant produit avec plus de 1 500 moteurs livrés en 2014. Le carnet de commandes du best-seller de Safran compte à ce jour 4 100 moteurs.
Actuellement, Safran emploie près de 42 000 personnes. Les employés en France ont connu une augmentation salariale comprise entre 1,5 % et 2,3 %. « Les négociations ont été particulièrement rudes cette année, du fait notamment du changement de gouvernance, des résultats en hausse et de l’absence d’inflation », a précisé Jean-Luc Bérard.
Sur le plan de la formation des salariés du groupe, un centre dédié a ouvert en septembre 2014 à Vilgénis, en région parisienne. Son objectif est de délivrer 300 000 heures de formation par an. 23 000 personnes y ont déjà été formées depuis l’an passé. Chaque année, plus de 100 millions d’euros sont investis pour la formation.










