La somme servira en grande partie à financer des projets portés par les quatre écoles du groupe. Un tiers du financement sera dédié aux élèves en difficulté financière avec l’octroi de bourses d’études.
Le GIFAS s’engage pour la première fois auprès du groupe ISAE, qui rassemble quatre écoles françaises d’ingénieurs spécialisés dans l’aérospatial (ISAE-SUPAERO, ISAE-ENSMA, ESTACA et École de l’Air). Comment ? À travers un soutien financier de 1,5 million d’euros sur un an. Cette somme servira à financer le développement de nouveaux projets, à l’adaptation de l’offre de formation aux évolutions technologiques de l’industrie aérospatiale et aux besoins des industriels du secteur, et enfin à soutenir les élèves en difficulté financière à travers des bourses. Ainsi, un million d’euros sera consacré au développement de nouveaux projets et les 500 000 euros restants serviront à délivrer des bourses d’études.
Cette aide a été officialisée à travers une convention de partenariat signée entre le GIFAS, le groupe ISAE et la fondation ISAE-SUPAERO.
Parmi les projets développés dans le cadre de ce partenariat, l’Euroglider. S’inscrivant dans la logique de Clean Sky, ce projet rassemble les quatre écoles du groupe ISAE. Son objectif ? Permettre la conception, le développement et la commercialisation d’un planeur biplace de formation initiale et d’entraînement à propulsion électrique. L’Euroglider devrait « apporter une rupture dans la pratique du vol à voile à échéance de quelques années », indique-t-on dans le groupe ISAE. Le projet est mené en partenariat avec l’Association européenne pour le Développement du Vol à Voile (AEDEVV).
Par ailleurs, d’autres initiatives seront financées. C’est le cas d’un nouveau cursus d’ingénieur orienté vers le numérique, d’un « summer program » avec des étudiants américains venus d’universités prestigieuses, d’une semaine de mobilité interécole permettant aux élèves du groupe de découvrir les formations des autres écoles. De plus, des actions de promotion de la diversité seront mises en place. Un projet de recherche commun devrait également permettre la création de synergies plus fortes entre les écoles.
Pour Pascale Ribon, directrice de l’ESTACA, « l’évolution des méthodes pédagogiques va amener vers plus de diversification des formations », avec notamment une place de choix accordée au numérique [projets collaboratifs, campus numérique, salles de classe informatisées…] ou encore à l’internationalisation des profils dès la sortie de l’école grâce à au moins un semestre passé à l’étranger. « Nous souhaitons donner la possibilité aux jeunes ingénieurs de gérer des projets en anglais », explique-t-on au sein du groupe ISAE.


