Le Journal de l’Aviation a profité de la convention Aeromart Toulouse 2016 pour découvrir l’ensemble des activités de la société Aertec Solutions, une multinationale d’ingénierie et de conseil spécialisée en aéronautique qui est née en Espagne en 1997. La diversité des activités d’Aertec Solutions en font une entreprise relativement atypique, comme nous l’on fait découvrir Nick Siangolis et Angel Lucena Cobos, les directeurs du développement commercial pour les branches Aerospace et Industry & Manufacturing Engineering respectivement. Entretien.
Comment peut-on décrire les activités d’Aertec Solutions ?
Nick Siangolis : Nous sommes une société de conseil et de conception pour l’aéronautique qui se positionne sur trois grands secteurs d’activité : Aviation, Engineering & Services et Tests de systèmes. La première comprend la conception d’aéroports, de pistes, de tours de contrôle, d’éclairage de piste, tout ce qui est lié au secteur aéroportuaire, aussi bien au niveau de l’infrastructure que des mouvements des passagers et bagages. Cette activité est principalement gérée depuis l’Espagne. Pour l’activité Engineering & Services, nous sommes fournisseurs de rang 1 pour Airbus en Espagne et pour d’autres acteurs de rang 1 en Espagne et à Toulouse.
Angel Lucena Cobos : Nous employons près de cinq cents personnes, une centaine pour les aéroports, quatre-vingts pour l’activité Tests de systèmes, notamment pour notre activité drones, et trois cents liés aux activités d’Airbus et situés on-site, principalement à Getafe et à Séville, mais aussi au Royaume-Uni, à Broughton et à Bristol. Aertec Solutions connait une croissance comprise entre 15% et 20% ces dernières années, pour l’ensemble de nos activités. Notre stratégie aujourd’hui est de poursuivre notre développement dans le reste de l’Europe. Après l’Espagne et le Royaume-Uni, nous souhaitons nous développer en France, et peut-être en Allemagne.
Pouvez-vous nous donner un exemple de conception d’aéroport ?
Angel Lucena Cobos : Nous avons par exemple conçu le nouveau terminal de l’aéroport de Charleroi (Belgique) et nous avons des projets dans près d’une trentaine de pays, comme en Colombie, en Arabie Saoudite… Un autre exemple est la construction prochaine d’un nouveau hangar de 20 millions d’euros pour la compagnie Royal Jordanian sur la plateforme internationale d’Amman afin d’accompagner la modernisation de sa flotte. Nous avons conçu le hangar, la logistique associée.
Aertec Solutions est particulièrement présent sur l’A330 MRTT ?
Angel Lucena Cobos : Nous essayons de couvrir l’ensemble de l’ensemble du cycle industriel de l’avion. La première phase est l’ingénierie industrielle, par exemple au niveau de la conception de la chaine d’assemblage, des hangars. Dans la seconde phase, nous participons au niveau des opérations, dans le planning, dans le contrôle de la production, l’ingénierie de la production et finalement nous participons dans la dernière phase avec l’ingénierie des tests des systèmes. Nous avons en parallèle une activité de gestion de projets qui couvre ces différentes phases. Pour la conversion des A330 MRTT à Getafe, nous avons par exemple conçu le hangar et suivi les travaux de construction.
Nick Siangolis : Nous n’intervenons pas dans la conception de l’avion, mais participons finalement à tout ce qui l’entoure.
Participez-vous directement à la MRO de ces avions ?
Angel Lucena Cobos : Oui, nous agissons directement dans la MRO des A330 MRTT pour les appareils de la Force aérienne des Émirats Arabes Unis sur la base aérienne d’Al-Ain et pour ceux de la Royal Saudi Air Force sur la base aérienne la base aérienne Prince Sultan à Al Khardj près de Riyad. Nous avons ainsi des personnels spécialisés qui travaillent sur les appareils pour le compte d’Airbus.
Qu’en est-il de l’Asie quand on connaît la croissance qui s’y s’annonce ?
Nick Siangolis : Nous avons déjà travaillé en Chine, par exemple à Harbin au niveau du manufacturing pour Airbus. Pour la partie Aviation, nous venons de remporter un contrat aux Philippines pour convertir une base aérienne en aéroport civil. Nous discutons aussi actuellement avec le groupe Tata en Inde. Enfin l’Iran est aussi un marché qui pourra nos réserver des opportunités suite à la levée des sanctions.









