Le ministre de l’Économie Emmanuel Macron, accompagné de la secrétaire d’État chargée du Numérique Axelle Lemaire, a visité lundi matin l’usine ultra connectée de Daher à Saint-Aignan de Grandlieu, dans la région nantaise. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre du lancement du projet « Industrie du futur », second volet de la Nouvelle France Industrielle.
Ce site de Daher est le premier projet-vitrine de cette volonté du gouvernement de réindustrialiser par le numérique, parmi une quinzaine de projets au total. L’usine s’appuie sur des technologies de dernière génération pour la production de pièces d’avions en matériaux composites de haute technicité. Une automatisation des process, la cobotique, ou encore la robotique permettent à Daher de notamment réduire ses coûts de production et faciliter le travail de ses compagnons. La cellule robotisée qui gère les opérations à faible valeur ajoutée en amont et en aval de la chaîne de production permet par exemple de réduire les coûts de production des pièces composites thermoplastiques destinées à l’aéronautique.
Sur ses sept sites en Loire-Atlantique, dont Nantes, Saint-Nazaire et Saint-Hilaire, l’avionneur français, père des TBM, emploie quelque 1 700 personnes, dont près de 300 travaillent sur son site de Saint-Aignan de Grandlieu, spécialisé dans les aérostructures en composite depuis son inauguration en 2012.
L’industriel compte parmi ses clients Airbus Helicopters, pour qui il fabrique la structure de queue en composite (poutre de queue et fenestron) du H160, Airbus pour la production de clips thermoplastiques pour l’A350 XWB ou encore pour la conception, l’industrialisation et la certification de l’E-Fan 2.0.


