A l’occasion de la présentation à la presse du nouveau président indépendant d’AirAsia X, Tan Sri Jamaludin, les dirigeants du groupe ont déclaré que le projet de la compagnie de desservir Bahreïn à partir de juin était maintenu pour le moment. Il reste toutefois dépendant de l’arrêt de la guerre en Iran d’ici là.
La compagnie low-cost avait annoncé en février qu’elle prévoyait de relancer une liaison entre Kuala Lumpur et Londres (Gatwick), via Bahreïn, le 26 juin. Dans le cadre d’un accord signé avec les autorités du royaume, l’aéroport de Bahreïn devait même devenir un hub régional pour AirAsia X, lui permettant de relier ses bases asiatiques à l’Europe et l’Afrique. Mais pour le moment, et tant que le conflit se poursuit, l’espace aérien du royaume est fermé.
Si AirAsia X tient à ce projet, elle pourrait toutefois trouver une solution de repli en Turquie.
En attendant, elle gère les perturbations. Elle a réduit ses capacités de 10 % en avril par rapport à mars, envoyant notamment ses avions de réserve en révision anticipée afin de pouvoir les remettre rapidement en vol lorsque le ciel rouvrira. Elle a également renforcé son réseau sur la Turquie, le Kazakhstan et l’Ouzbékistan, où la demande reste forte. N’ayant pas de politique de hedging, elle a augmenté de 20 % ses surcoûts carburant, entraînant une hausse de 30 % à 40 % de ses tarifs.








