SITA OnAir était présent au salon AIME 2017 à Dubaï pour présenter ses solutions de connectivité en vol. Le groupe propose diverses solutions aux acteurs du transport aérien, qui permettent d’améliorer l’expérience passager à bord (via l’IFEC), de faciliter le travail des équipages en cockpit comme en cabine, d’optimiser les opérations des compagnies ou de soutenir le contrôle aérien. A Dubaï, SITA On Air présentait notamment sa vision de ce qu’elle considère comme la prochaine révolution dans les systèmes de connectivité à bord : l’open platform. Stephan Egli, vice-président commercial pour la région Moyen-Orient/Afrique, nous explique cette vision.
D’où vient cette idée de créer une plateforme ouverte ?
Pour le moment, le concept de plateforme ouverte ne concerne que l’activité liée à la connectivité passager et le wifi à bord des avions. Nous avons aujourd’hui ce que nous appelons une solution one-stop, qui est le coeur de notre activité : si une compagnie veut notre produit de connectivité, nous pouvons tout faire, de l’installation à la certification. Mais nous constatons que les compagnies ont différents types de flottes et différents équipements d’un point de vue de la connectivité, selon les flottes. Or, elles recherchent la flexibilité et préfèrent n’avoir à travailler qu’avec un seul fournisseur lorsqu’il s’agit de wifi pour éviter de confronter les passagers à des interfaces différentes, par exemple selon qu’ils voyagent sur un 777 ou un A380.
D’où la stratégie d’open platform. L’idée est de dire : « vous avez fait un choix technologique en interne et, quel que soit le fournisseur, SITA OnAir peut fournir ce service de connectivité également », ceci sans changer de logiciel ni d’interface passagers, ni d’équipement. Simplement en mettant à jour cette plateforme ouverte. C’est plus facile et plus rapide à mettre en place et cela permet d’avoir une interface unique sur tous les types d’avion quelle que soit la bande de fréquence adoptée.
En quoi est-ce important ?
La première et la plus essentielle des raisons, c’est le confort du passager. Imaginons un passager qui voyage en correspondance par le hub d’une grande compagnie, il arrive en 777 et repart en A380 après sa correspondance. S’il a acheté un pass wifi de 24 heures sur son premier vol, il ne pourra pas l’utiliser sur le second si les systèmes sont différents. La plateforme ouverte apporterait un progrès énorme pour le passager.
La seconde raison, c’est que ce serait la solution la meilleure pour les compagnies. Chaque interface, chaque système doit être entretenu et mis à jour. Si la compagnie décide de deux stratégies pour son service wifi à bord, elle doit faire ce travail deux fois. Cela représente une charge de travail accrue et des coûts accrus. Il y a des compagnies qui ont quatre ou cinq fournisseurs de service différents. C’est comme si vous étiez dans un hôtel et que vous aviez un fournisseur de wifi différent à chaque étage. Cela n’a pas de sens.
L’autre avantage est que la compagnie n’a pas besoin de changer toute son interface si elle veut changer de technologie et évoluer avec elle.
A vous entendre, on dirait que ce sont plutôt les compagnies du Moyen-Orient qui réclament cette solution ouverte.
Non pas tout à fait, plusieurs compagnies nous l’ont demandé haut et fort et pas uniquement au Moyen-Orient. Mais nous avons ici une base clients très étendue en termes de services WiFi et GSM – notamment les compagnies majeures comme Emirates, Etihad, Saudia, Qatar. Et les compagnies du Moyen-Orient ont toujours été à l’avant-garde lorsqu’il s’est agi de connectivité en cabine. Lorsqu’on regarde les taux de pénétration de la connectivité passagers aujourd’hui, les Etats-Unis et le Moyen-Orient sont largement en tête. En Europe, il y a quelques compagnies majeures qui proposent de la connectivité mais la plupart n’a décidé que très récemment de sauter le pas. Si vous volez en Europe, la probabilité que vous avez de monter dans un avion équipé n’est pas très importante. Au Moyen-Orient en revanche, elle est très élevée. Tout comme aux Etats-Unis. L’Asie est aussi assez bien équipée – là aussi SITA OnAir fournit certaines des plus grandes compagnies, comme Singapore Airlines, Thai Airways…
Avez-vous déjà développé une solution et quand pourrait-elle être mise en place ?
Nous travaillons actuellement à cette plateforme ouverte et comme il n’y a pas de modification de matériel à faire, elle pourrait être mise en place très rapidement une fois prête. Nous sommes en discussion avec plusieurs compagnies, notamment certaines qui utilisent notre solution et s’apprêtent à intégrer un nouveau type d’appareils à leur flotte.









