L’histoire de Mahan Air en France est toute récente. La compagnie iranienne a en effet inauguré ses premiers vols vers Paris le 20 juin 2016. C’est pourquoi elle a fêté son premier anniversaire le 3 juillet et profité de l’occasion pour présenter ses services aux passagers français.
Mahan Air a été fondée en 1992, alors que le pays s’ouvrait au voyage après des années de conflits, comme la première compagnie privée du pays. Membre de l’IATA depuis 2000, elle est la première compagnie domestique en Iran mais exploite également un réseau international en expansion, avec l’objectif de faire de Téhéran un hub entre l’Europe et l’Asie. Elle dessert une douzaine de destinations européennes à l’année et sept destinations en Asie (du Sud-Est et Chine).
Actuellement, trois fréquences hebdomadaires sont programmées entre Paris et Téhéran. La compagnie souhaitait en ajouter une quatrième cet été mais le projet a été modifié pour plutôt déplacer l’une des fréquences actuelles à partir de la saison hiver. L’objectif est d’abord de remplir les appareils, l’expansion viendra ensuite. De même, aucune ouverture de ligne entre Paris et des villes secondaires iraniennes n’est planifiée.
La desserte de Paris est assurée en A340. Mahan Air exploite actuellement douze exemplaires du quadriréacteur, cinq dans leur version 300 et sept dans leur version 600. Généralement, les rotations sont assurées en A340-600, qui ont été repris de Virgin Atlantic et ont conservé l’aménagement triclasse de la compagnie britannique avec 45 fauteuils de classe affaires, 38 de classe Premium Economy et 225 de classe économique. Cependant, la possibilité pour les A340-300, biclasse, d’assurer la liaison implique que Mahan Air ne peut pas commercialiser sa Premium Economy. Celle-ci n’est donc accessible qu’au moment de l’enregistrement à l’aéroport, moyennant un supplément.
La configuration des appareils ne devrait être modifiée que lors des prochaines grandes visites de maintenance, la compagnie ne souhaitant pas retirer ses avions du service pendant plusieurs semaines pour modifier une cabine très appréciée de ses passagers. En revanche, Hossein Hosseini, le directeur régional Europe de la compagnie, précise dans un sourire que la compagnie va bientôt s’équiper d’appareils neufs : « nous sommes bien sûr en train d’acheter quelques avions, comme tout le monde en Iran ».
Autre curiosité, les sièges sont équipés d’écrans de divertissement en vol mais ceux-ci ne sont pas activés et ne le seront pas, la compagnie estimant que les passagers voyagent avec leurs propres appareils électroniques. Deux appareils sont dotés d’un système de connectivité (sans Internet) pour fournir du contenu aux passagers et ce service devrait se déployer davantage d’ici mars 2018.
Malgré cela, Mahan Air met en valeur ses atouts : son service à bord, son programme de fidélisation… « Si nous pouvons faire quelque chose, nous le faisons mieux que les autres. Si nous ne pouvons pas, nous ne le revendiquons pas », résume Hossein Hosseini.
En un an, Mahan Air a transporté 40 000 passagers, 35 000 vers Téhéran et 5 000 au-delà.









