Les travaux sur les futures hélices de la branche Propeller Systems de Collins Aerospace (groupe RTX) franchissent une nouvelle étape. Son site français, Ratier-Figeac, va piloter le consortium PHEDRE (Projet de modules Hélices Économiques, DuRables pour l’Environnement), une initiative axée sur le développement de méthodes et d’outils de conception avancés pour les hélices de turbopropulseurs de nouvelle génération. Ce programme de R&T, financé par la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) a été attribué à Collins Aerospace en décembre dernier pour une période de 3 ans dans le cadre du plan « France 2030 ».
PHEDRE a ainsi pour objectif de développer et de perfectionner des méthodes et des outils de conception pour optimiser les configurations d’hélices (bruit, l’efficacité aérodynamique, poids, complexité et temps de cycle de fabrication), d’améliorer les capacités de simulation (domaines de l’aérodynamique, de l’aéroélasticité et de l’aéroacoustique) et d’étudier des initiatives à valeur ajoutée pour renforcer les capacités de service à destination des opérateurs.
« Grâce à PHEDRE, nous repousserons les limites de l’innovation, avec pour ambition de proposer des technologies d’hélices de nouvelle génération qui optimisent les performances et l’efficacité pour nos clients », a déclaré Jean-François Chanut, vice-président et directeur général de la division Propeller Systems chez Collins Aerospace. « Le programme PHEDRE est un exemple éloquent de synergie et d’innovation, soutenu par l’État français, pour impulser des progrès significatifs dans l’industrie aérospatiale et souligner l’importance de la collaboration locale et internationale dans le développement des technologies aérospatiales » a-t-il ajouté.
Pour rappel, l’équipementier lotois est reconnu mondialement pour ses pales d’hélices composites (A400M, hélices NP2000 pour C-130H et E-2, ATR de la série 600, C295…). Il s’était d’ailleurs doté d’un nouveau centre d’excellence Hélices fin 2021 pour préparer ses hélices du futur, aussi bien pour l’aviation commerciale que pour l’aviation militaire. L’objectif est de pouvoir proposer des hélices plus efficaces, moins chères et plus facilement réparables.








