Le bilan du mois de mars et du premier trimestre du groupe ADP fait apparaître les premiers impacts de la guerre en Iran sur le trafic. Plusieurs plateformes ont en effet été affectées par les ajustements des programmes de vols entraînées par les opérations militaires au Moyen-Orient. Malgré tout, le groupe affiche une croissance de 1 % de son trafic au mois de mars et de 2,3 % sur le trimestre.
Le trafic de Paris Aéroport est resté positif, augmentant de 3,4 % en mars et de 2,6 % sur le trimestre. La situation du segment domestique reste inchangée et continue de s’éroder, tandis que tous les autres segments sont en croissance. Cependant, on note de grandes disparités au niveau du trafic international hors Europe.
Celui vers le Moyen-Orient s’est effondré en mars, affichant une chute de 47 %, provoquée par la fermeture temporaire de plusieurs espaces aériens de la région et l’impossibilité pour les compagnies du Golfe d’assurer leur programme de vols. Chute qui se répercute sur le trafic trimestriel (-8,3 %) mais qui est compensée par un fort dynamisme des liaisons vers l’Afrique et l’Asie Pacifique.
Au sein du groupe GMR, l’aéroport d’Hyderabad accuse également le coup de la guerre en Iran en raison de sa dépendance aux dessertes par les compagnies du Golfe, avec un trafic passagers en baisse de 12 % sur le mois et de 7,4 % sur le trimestre. Enfin, l’aéroport d’Amman, en Jordanie, a vu le nombre de ses passagers baisser de 40,8 % en mars.
Le groupe annonce surveiller l’évolution de la situation mais reconnaît que les effets du conflit demeurent incertains, tant sur les questions de report de trafic que sur celles de prix du carburant.








