FedEx et UPS relèvent la tête. La première a publié des résultats solides pour son troisième trimestre 2009, arrêté le 28 février, particulièrement dans le fret aérien international. Elle s’est ainsi autorisée à publier des estimations optimistes pour son quatrième trimestre. Le bilan de la seconde pour le quatrième trimestre a suivi la même tendance. Le secteur de la messagerie express étant un indicateur fiable de la tendance dans le transport aérien, les résultats des deux compagnies américaines ont de quoi réconforter ses acteurs et confirment les rapports identifiant les premiers signes de la reprise.
Le chiffre d’affaires du groupe FedEx a légèrement augmenté au troisième trimestre de l’année fiscale 2009-2010, gagnant 7% à 8,7 milliards de dollars. En revanche, les bénéfices opérationnels et nets ont enregistré d’importantes progressions, respectivement de 129% (à 416 millions de dollars) et de 146% (à 239 millions de dollars). La croissance est encore plus flagrante pour la division FedEx Express : si le chiffre d’affaires n’a gagné que 8% par rapport à l’année dernière (5,44 milliards de dollars), le bénéfice opérationnel a quasiment été multiplié par six à 265 millions de dollars.
FedEx explique que ce résultat a été rendu possible par le bon niveau des exportations, notamment vers l’Asie. En revanche, le secteur domestique américain montre toujours des signes de faiblesse, avec une croissance à peine perceptible de 1%. Elle estime donc que son chiffre d’affaires et ses bénéfices pour le quatrième trimestre 2009-2010 devraient encor s’améliorer.
UPS a fait le même constat au quatrième trimestre de son année fiscale 2009-2010. Constatant une diminution de son chiffre d’affaires, de son bénéfice et du volume moyen transporté chaque jour sur le marché domestique américain, elle a également observé une hausse de tous ces indicateurs sur le secteur international, notamment une augmentation de 11,8% du volume transporté, menée par l’Asie elle aussi. La compagnie américaine a donc revu à la hausse d’entre 17% et 32% ses prévisions de revenu par action. Elle prévoit également une reprise progressive dans le secteur, qui se caractérisera pas une amélioration de plus en plus nette au fur et à mesure que l’année avancera.
