« Nous continuons de soutenir les compagnies aériennes » a proclamé le ministre de l’Economie vénézuelien Rodolfo Marco Torres. Il a en effet annoncé le 26 mai que six compagnies avaient pu récupérer les fonds qui étaient bloqués au Venezuela. Le pays a ainsi remboursé la dette de 2013 à Aeromexico, Insel Air, Tame et Aruba Airlines, ainsi que les dettes cumulées sur 2012 et 2013 à Avianca et Avianca Costa Rica (ex-Lacsa).
Empêtré dans la crise économique, le Venezuela tarde en effet à débloquer les fonds générés en bolivars par les compagnies aériennes étrangères dans le pays. Selon l’IATA, le gouvernement doit près de 4 milliards de dollars à près d’une trentaine de compagnies. Celles-ci ont déjà pris des mesures pour réduire l’impact de ce blocage sur leurs finances, avec la réduction de leurs services (comme Avianca ou Air France) voire la suspension temporaire de leurs vols (comme Alitalia, Lufthansa et Copa l’ont annoncé mi-mai).
Ce signe d’apaisement reste toutefois temporisé par les propos du président vénézuélien Nicolas Maduro. Au mois de mars, après la décision d’Air Canada de suspendre ses vols vers le Venezuela en raison des problèmes d’insécurité, il avait menacé : « si une compagnie aérienne quitte le pays, elle ne reviendra pas tant que nous serons au pouvoir. »
Et il y a quelques jours, le président niait encore que les récentes suspensions de vols étaient liées à ce différend financier : « certaines de ces annonces sont manipulées. […] Certaines de ces compagnies européennes ont reprogrammé leurs vols jusqu’à ce que la fin de la Coupe du Monde soit finie et déroutent leurs vols vers le Brésil. »







