La liste noire des compagnies aériennes s’enrichit encore. La Commission Européenne a publié une mise à jour de sa liste le 30 mars. Les compagnies du Soudan et des Philippines y font leur entrée, ainsi qu’Iran Air. En revanche, les restrictions ont été allégées pour TAAG Angola et Air Koryo.
La Commission a voulu récompenser les efforts de TAAG Angola en matière de sécurité et a levé une partie des restrictions qui pesaient sur ses activités. Elle ne pouvait utiliser que sept appareils (trois Boeing 777-200ER et quatre 737-700) pour desservir une seule destination sur le territoire européen : Lisbonne. Désormais, les autres villes européennes lui sont également accessibles. En revanche, l’UE a précisé que la surveillance des autorités angolaises du transport aérien laissait à désirer.
Air Koryo a elle aussi retrouvé grâce aux yeux de l’institution. Deux de ses appareils, des (moyen-courriers) Tupolev 204, sont admissible sur le territoire communautaire.
En revanche, en raison de manquements constants dans le domaine de la surveillance de la part des autorités soudanaises, le pays a rejoint la liste de ceux dont toutes les compagnies sont interdites en UE. Les Philippines également. Toutefois, en ce qui concerne l’archipel asiatique, les restrictions pourraient être levées assez rapidement pour Philippine Airlines et Cebu Pacific. La Commission a en effet indiqué qu’elle avait pris acte des efforts des deux compagnies pour assurer la sécurité de leurs vols. Dix-sept pays sont à présent concernés par une restriction totale.
Enfin, Iran Air a fait son entrée sur la liste et fait l’objet d’une restriction (très) partielle. La majorité de sa flotte est toutefois autorisée sur le territoire européen : quatorze Airbus A300 (B2, B4 et 600R), quatre A310, six A320, neuf Boeing 747-100 et -200 et un 737-200 (VIP) peuvent toujours y atterrir. Ses 727-200 et Fokker 100, des appareils n’ayant pas un rayon d’action suffisant pour atteindre l’Europe sans escale, sont en revanche interdits.
