• SE CONNECTER
S'ABONNER
Le Journal de l'Aviation
  • Industrie aéronautique
  • Transport aérien
  • MRO & Support
  • Défense
  • Emploi & Formation
No Result
Voir tous les résultats
Le Journal de l'Aviation
  • Industrie aéronautique
  • Transport aérien
  • MRO & Support
  • Défense
  • Emploi & Formation
No Result
Voir tous les résultats
Le Journal de l'Aviation
 

Le Journal de l'Aviation » Les Interviews » Joszef Varadi, CEO de Wizz Air : « si un projet fait augmenter les coûts, cela ne nous intéresse pas »

Joszef Varadi, CEO de Wizz Air : « si un projet fait augmenter les coûts, cela ne nous intéresse pas »

Emilie Drab Emilie Drab
28 juin 2018
dans Les Interviews, Transport aérien
© Le Journal de l'Aviation - tous droits réservés

© Le Journal de l'Aviation - tous droits réservés

Créée en 2003, Wizz Air a connu des débuts discrets avant d’attirer de plus en plus d’attention, notamment à coups de commandes géantes passées auprès d’Airbus, au salon du Bourget en 2015 et, plus récemment, à celui de Dubaï en 2017. Au début du mois, la low-cost hongroise a passé un cap en réceptionnant son centième Airbus de la famille A320 et sa croissance ne ralentit pas. Jozsef Varadi, son fondateur et CEO, nous explique ce succès.

Wizz Air reçoit ses avions à un rythme d’un par mois et enregistre une croissance moyenne de 20% par an. Quelle est la raison de ce succès ?

Nous avons un business model très bien défini et nous nous y tenons, nous restons très concentrés sur son exécution. Souvent, des compagnies aériennes démarrent très bien puis s’éloignent de leur business model. Elles finissent par échouer car elles font plus que ce dont elles sont capables. Nous avons une vision claire : nous sommes une low-cost point-à-point de transport de passagers. Nous ne voulons pas faire du cargo, du long-courrier ou des systèmes de connexions. Je pense que dès que vous commencez à vous éloigner de votre coeur de métier, vous détériorez vos performances. Et c’est le principal challenge auquel nous devons faire face : ne pas céder aux tentations.

Justement, easyJet et Ryanair facilitent les correspondances maintenant, sans que cela remette leur pérennité en cause. Vous n’envisagez pas du tout un mouvement similaire ?

Il y a une différence entre une décision basée sur les coûts et une décision orientée recettes. Les compagnies qui s’engagent sur les correspondances réfléchissent en termes de recettes parce qu’elles estiment que l’augmentation des revenus peut couvrir celle des coûts. Nous sommes dans une optique différente : si les coûts augmentent, cela ne nous intéresse pas. Or évoluer vers le modèle d’une compagnie d’apport complexifie l’activité et augmente les coûts.

Soyons clairs : nous ne souffrons pas d’une absence d’opportunités, notre croissance est de 20 à 25% tous les ans. Nous souffrons davantage d’un manque de capacité en interne pour mener à bien nos ambitions aussi vite que nous aimerions. Et de certains événements extérieurs comme la congestion aéroportuaire, même s’il y a des avancées dans ce domaine, et ce désastre qu’est le contrôle aérien européen.

Et la pénurie de pilotes ?

Les pilotes sont un problème partout, même chez nous. Il y a un phénomène mondial de pénurie. Cela peut changer, avec les prix du pétrole qui remontent et les faillites que cela peut entraîner. Mais les pilotes coûtent plus cher donc nous devons faire face à cette augmentation des coûts. Nous investissons dans les programmes de cadets, dans les infrastructures de formation et ce genre de choses. La bonne nouvelle pour nous, c’est que le personnel représente 8% des coûts de notre compagnie et que nous avons les moyens de compenser une augmentation dans ce domaine par une augmentation des recettes.

Londres à part, vous êtes restés très concentrés sur l’Europe de l’Est, en termes d’ouverture de bases. Cela est-il amené à changer ?

L’Europe centrale et de l’Est reste le coeur de notre stratégie en termes de croissance ; c’est là que seront positionnés les deux tiers des avions que nous recevrons dans les cinq prochaines années. Mais je pense que cela peut évoluer, que nous devons garder l’esprit ouvert sur ce qu’il se passe en Europe de l’Ouest. Le mouvement de consolidation n’est pas terminé, loin de là, et nous souhaitons en profiter. Je ne pense pas nécessairement à participer à des fusions-acquisitions. En revanche, nous sommes très intéressés par les opportunités qui se présentent de remplacer les capacités perdues ou d’acquérir certains actifs. C’est ce que nous avons fait au Royaume-Uni avec les slots de Monarch, par exemple. C’est ce que nous souhaitons faire en Italie. Alitalia ne nous intéresse pas mais ses créneaux à Milan et le marché italien oui.

Les choses peuvent changer n’importe où et nous nous tenons prêts. Une compagnie qui n’est pas rentable maintenant alors que la conjoncture était exceptionnelle ces trois dernières années ne sera jamais rentable si le contexte économique change. Tous les voyants étaient au vert en même temps. Cela ne pouvait pas durer et la rupture semble vouloir venir du carburant. En ce qui nous concerne, nous avons des technologies qui vont venir compenser une partie de la pression sur les coûts et nous serons mieux placés que les autres pour faire face.

Prévoyez-vous de vous développer davantage en France ?

Jusqu’à présent, la France a été un marché difficile pour nous et est restée en retrait dans notre réseau par rapport à l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne ou le Royaume-Uni, principalement à cause de coûts aéroportuaires très élevés. C’est en train de changer. Les aéroports font des efforts pour attirer les compagnies et nous sommes un petit peu plus optimistes sur les opportunités qui peuvent s’ouvrir sur le marché. Nous avons aussi modifié notre façon de penser et notre approche envers les aéroports régionaux. Historiquement, nous nous sommes concentrés sur Paris (Beauvais) mais récemment, nous avons étendu notre réseau à des aéroports en région, comme Nice, Lyon, Bordeaux… L’année dernière, nous avons enregistré une croissance de 30% dans le pays et cette année elle devrait atteindre 38%. Nous faisons beaucoup plus de choses qu’avant.

Vous évoquiez les technologies qui vont vous permettre de faire face aux augmentations de coûts, notamment de carburant. Sous-entendez-vous l’A321neo ?

Exactement. Nous recevons actuellement des A321 qui sont 20% plus performants que nos A320. Et l’A321neo sera encore 20% plus performant. Cette technologie que nous allons déployer à partir de l’année prochaine va nous rendre plus compétitifs et compenser une partie de l’augmentation de la facture carburant.

Nous attendons le premier A321neo pour janvier. Pour le moment, ni Airbus ni Pratt & Whitney ne nous ont annoncé de retard mais il existe des risques de glissement. Il y a des problèmes avec les moteurs des A320neo qui retardent des livraisons. Mais attention, Pratt & Whitney n’est pas le seul touché, CFM International a également du retard et je pense qu’Airbus lui-même a des soucis sur ses lignes d’assemblage. Nous sommes protégés par notre contrat et les clauses de pénalité mais cela ne nous donne pas une garantie absolue que les dates de livraison seront respectées, même si tous prévoient de rattraper les retards d’ici la fin de l’année.

Quelle proportion des nouvelles livraisons sera affectée au remplacement d’avions plus anciens et quelle proportion à la croissance ? Quand pensez-vous avoir une flotte tout A320neo ?

Nous exploitons un appareil durant neuf ans en moyenne. Sur les 268 appareils que nous attendons dans les huit ans, deux tiers seront pour la croissance et un tiers pour le remplacement de la flotte existante. Nos prévisions actuelles sont à 281 appareils dans la flotte en 2026.

Nous allons commencer à recevoir les A321neo en janvier 2019 mais il nous restera encore quelques A320/A321ceo à recevoir. La dernière livraison d’un ceo aura lieu l’année prochaine mais tous iront jusqu’au bout du cycle, donc nous devrions en avoir pendant encore un moment, jusqu’en 2027 environ.

LA NEWSLETTER QUOTIDIENNE

L'essentiel de l'actualité aéronautique directement dans votre messagerie.

Désabonnement à tout moment grâce au lien de désinscription en bas des e-mails. Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Merci de vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire de messages indésirables pour confirmer votre inscription à nos newsletters.

Mots clés : AirbusWizz Air

À lire également

© EBACE

L’EBAA annule l’édition 2026 d’EBACE

10 avril 2026

La perspective de l’édition 2026 d’EBACE n’a pas transporté les foules. L’EBAA (Association européenne de...

Ahmet Bolat, président de Turkish Airlines, et Bilal Eksi, CEO, quittent leurs fonctions. © Turkish Airlines

Le président et le directeur général de Turkish Airlines quittent leur poste

10 avril 2026

Turkish Airlines a annoncé le départ de son président Ahmet Bolat et de son directeur...

L'un des 45 ATR 72-600 de la compagnie low-cost indienne IndiGo. Photo Copyright IndiGo

L’EDITO. L’Inde, futur épicentre du boom de l’aviation régionale

9 avril 2026

La dernière mouture de la vision UDAN du gouvernement indien pour démocratiser son transport aérien...

L'actualité aéronautique en continu

L’EBAA annule l’édition 2026 d’EBACE

10 avril 2026

DAE et Blackstone lancent Equator, un nouveau programme d’investissement pour la location d’avions commerciaux

10 avril 2026

Le président et le directeur général de Turkish Airlines quittent leur poste

10 avril 2026

Airbus a livré 60 avions commerciaux en mars, forte accélération des prises de commandes

10 avril 2026

La base de Lann-Bihoué organise un meeting pour ses 80 ans

10 avril 2026

Le Livre Blanc

Où exporter en 2025 ?

Téléchargez l'eBook : Données sécurisées, projets maitrisés pour l’aérospatiale et la défense

Oodrive

La sélection de la rédaction

L'un des 45 ATR 72-600 de la compagnie low-cost indienne IndiGo. Photo Copyright IndiGo

L’EDITO. L’Inde, futur épicentre du boom de l’aviation régionale

9 avril 2026
© Aura Aero

Aura Aero sécurise 340 millions d’euros pour poursuivre son développement

9 avril 2026
Copyright Le Journal de l'Aviation - Tous droits réservés

La résilience des compagnies du Golfe à l’épreuve d’une crise qui s’installe

2 avril 2026
Photo © Rolls-Royce

Comment Rolls-Royce fait évoluer son moteur Trent XWB-97 pour renforcer sa durabilité

26 mars 2026
© Le Journal de l'Aviation - tous droits réservés

A Orly, l’épilogue de la Navette et le sacre du bas coût

26 mars 2026
  • Qui sommes-nous ?
  • Nous contacter
  • Partenaires
  • Mentions légales
  • CGV
  • Politique de confidentialité
  • Cookies

Copyright © 2025 LE JOURNAL DE L'AVIATION - tous droits réservés - Le Journal de l'Aviation, média français de référence couvrant l'actualité de l'industrie aéronautique, l'aviation commerciale, l'aviation d'affaires, les services MRO et après-vente, le financement et la location d'aéronefs civils, l'aéronautique de défense et l'industrie spatiale. Toute reproduction, totale ou partielle et sous quelque forme ou support que ce soit, est interdite sans autorisation écrite spécifique du Journal de l’Aviation.

ESPACE ABONNÉ

Connectez-vous pour avoir accès à tous les articles payants du Journal de l'Aviation.

Mot de passe oublié ?

Mot de passe oublié

Veuillez saisir votre identifiant ou adresse e-mail. Vous recevrez un lien par e-mail pour créer un nouveau mot de passe.

SE CONNECTER
Le Journal de l'Aviation se soucie de votre vie privée
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’utilisateur.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’utilisateurs afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Gérer les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
No Result
Voir tous les résultats
  • SE CONNECTER
S'ABONNER
  • Toute l’actualité aéronautique
  • Industrie aéronautique
  • Transport aérien
  • MRO & Support
  • Défense & Espace
  • Emploi & Formation
  • Décarbonation de l’aviation
  • Les Éditos
  • Les Focus
  • Les Interviews
  • Les Reportages
  • Les Podcasts
  • Le Prix des Femmes de l’Aéro & du Spatial

Copyright © 2025 LE JOURNAL DE L'AVIATION - tous droits réservés - Le Journal de l'Aviation, média français de référence couvrant l'actualité de l'industrie aéronautique, l'aviation commerciale, l'aviation d'affaires, les services MRO et après-vente, le financement et la location d'aéronefs civils, l'aéronautique de défense et l'industrie spatiale. Toute reproduction, totale ou partielle et sous quelque forme ou support que ce soit, est interdite sans autorisation écrite spécifique du Journal de l’Aviation.