Le gouvernement ne veut pas brader CSA Czech Airlines à n’importe quel prix. Il a donc refusé l’offre présentée par le seul candidat au rachat de la compagnie, un consortium tchéco-islandais, le 26 octobre et choisi de poursuivre seul la restructuration draconienne de ses activités.
Le consortium – composé notamment du transporteur charter tchèque Travel Service dont l’actionnaire principal est le groupe Icelandair – avait proposé 38 millions d’euros pour acquérir les 91,5% que le gouvernement détient dans CSA. Toutefois, elle avait assorti son offre de plusieurs conditions, dont celle consistant à ce que l’Etat tchèque injecte suffisamment d’argent dans la compagnie pour que son capital propre soit au moins à zéro. Celui-ci étant actuellement négatif de 46 millions d’euros, l’opération était inacceptable pour le ministre des Finances.
CSA Czech Airlines va donc poursuivre et intensifier les mesures qu’elle a déjà lancée pour retrouver sa rentabilité à l’horizon 2011. Elle restructure actuellement son réseau, réduisant ses fréquences sur l’ensemble de ses dessertes et a été jusqu’à supprimer celle de New York. Elle va se séparer de ses deux Airbus A310 au printemps, lorsque leur contrat de leasing arrivera à expiration, et s’apprête à vendre cinq Boeing 737 (trois B737-500 et deux B737-400) pour s’assurer des liquidités cet hiver. C’est également dans ce but qu’elle va se séparer de ses activités Duty Free.
Un autre de ses objectifs est de créer des synergies avec l’aéroport de Prague. Celui-ci devrait être aisément atteint puisque l’équipe dirigeante a été récemment évincée et que la nouvelle est menée par Miroslav Dvorak, également Président de la plateforme tchèque.
Au premier semestre, CSA a enregistré une perte de 67 millions d’euros et estime qu’elle atteindra 122 millions d’euros pour l’année 2009.








