Le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses (BEA) vient d’annoncer dans un communiqué que les nouvelles recherches en mer avaient permises la localisation d’éléments de l’Airbus A330 d’Air France qui s’était abîmé au large du Brésil dans la nuit du 1er juin 2009.
Le BEA, en charge de l’enquête sur la catastrophe qui a fait 228 victimes, organise depuis la mi-mars la quatrième campagne de recherches destinées à détecter et à identifier l’épave de l’appareil d’Air France.
L’ensemble de l’opération est placé sous la responsabilité opérationnelle de l’institut océanographique américain WHOI (Woods Hole Oceanographic Institution), mais le communiqué précise que les enquêteurs du BEA ont formellement identifié les débris comme appartenant à l’Airbus A330-200 d’Air France.
Le directeur du BEA, Jean-Paul Troadec, a précisé que les premiers éléments retrouvés étaient les deux réacteurs ainsi que divers morceaux de voilure. Le champ de débris est « relativement limité » et se situe sur une surface plane à près de 4000 mètres de fond (plaine abyssale).
Le BEA devrait déclencher dans les prochaines heures la cinquième phase de la campagne de recherches, dédiée à l’observation détaillée et au relevage de certaines pièces de l’appareil utiles aux besoins de l’enquête, notamment les enregistreurs FDR et CVR.
Le Directeur Général d’Air France, Pierre-Henri Gourgeon, a annoncé dans une déclaration écrite que « Cette localisation, quelques jours à peine après le lancement de la 4ème phase de recherche en mer financée par Air France et Airbus, est une très bonne nouvelle car elle porte l’espoir de recueillir enfin des informations sur les causes de cet accident à ce jour inexpliqué. Des réponses vont peut-être ainsi être apportées aux questions que se posent depuis le 1er juin 2009 les familles des victimes, notre compagnie et l’ensemble de la communauté aérienne mondiale quant aux faits ayant conduit à ce tragique accident. »








