Le conflit au Moyen-Orient commence à avoir un impact sur le Groupe ADP. Dans son bilan pour le premier trimestre, il voit en effet son chiffre d’affaires s’éroder légèrement, de 0,9 %, à 1,47 milliard d’euros.
Il explique que le conflit est en partie à l’origine d’une baisse du chiffre d’affaires des activités Commerces et Services de 1 %, à 484 millions d’euros, le trafic avec le Moyen-Orient ayant baissé au mois de mars. L’activité a également pâti des travaux en cours dans certains terminaux et d’une appréciation de l’euro.
Le segment International et Développements aéroportuaires accuse lui aussi le coup, avec une baisse de 6 % de son chiffre d’affaires à 424 millions d’euros, illustrant les difficultés rencontrées par TAV Airports en Asie centrale et AIG en Inde (l’aéroport d’Hyderabad étant particulièrement dépendant du trafic avec le Moyen-Orient).
En revanche, les activités aéroportuaires à Paris ont partiellement compensé ces reculs. Le chiffre d’affaires a augmenté de 5 % à 504 millions d’euros, sous l’effet conjugué de la hausse du trafic en janvier et février et de la hausse des redevances depuis le 1er avril 2025.
En ce qui concerne la situation au Moyen-Orient, le groupe rappelle que le trafic avec cette région représente 5 % du trafic des aéroports parisiens et 11,5 % du chiffre d’affaires des boutiques en zone réservée à Paris. TAV Airports est plus exposé, avec 7 % de son trafic passagers dépendant de la région, tandis que Delhi et Hyderabad en dépendent à hauteur de 8 % et 11 % respectivement. Enfin, les liaisons au Moyen-Orient représentaient 75 % du trafic de l’aéroport d’Amman.
Le groupe rassure également sur les approvisionnements en carburant des aéroports parisiens. Christelle de Robillard, la directrice Stratégie du groupe, explique qu’ils sont approvisionnés par un réseau d’oléoducs reliés à des raffineries et au Havre et que le pétrole brut qui alimentent ces infrastructures provient principalement d’Amérique du Nord.










