La réduction des émissions carbone, c’est bien, mais élargir la stratégie de décarbonation aux autres enjeux, c’est mieux. C’est le sens de la nouvelle « stratégie de développement durable pour les aéroports 2.0 » qu’a présentée l’ACI Europe le 7 octobre, lors de son séminaire à Tachkent avec l’OACI EUR/NAT.
Cette stratégie s’appuie sur la précédente, présentée en 2019, mais prend également en compte le fait que la durabilité des aéroports dépend d’un éventail plus large de considérations environnementales, sociales et économiques. Elle intègre notamment l’adaptation au changement climatique, la biodiversité, l’utilisation circulaire des ressources, la mobilité durable, l’accessibilité et l’engagement communautaire.
« Cette nouvelle stratégie vise donc délibérément à passer de l’engagement à l’action. Elle ne prescrit pas un modèle unique pour tous les aéroports. Au contraire, elle fournit aux aéroports des outils concrets pour analyser leur situation actuelle, définir la voie à suivre et intégrer le développement durable dans leurs décisions quotidiennes », affirme Olivier Jankovec, directeur général d’ACI Europe.
Elle combine ainsi actions concrètes, indicateurs clés de performance, études de cas d’aéroports et orientations réglementaires, et s’articule autour de sept domaines : décarbonation et transition énergétique, adaptation au changement climatique et résilience, qualité de l’environnement local et impact sur les communautés, économie circulaire et gestion des ressources, biodiversité / utilisation des sols / écologie côté piste, mobilité durable et communautés.
Parmi elles se trouvent des outils divers tels que l’électrification du matériel de piste, la modulation des redevances pour favoriser les appareils utilisant des carburants durables, l’évaluation des risques d’inondation ou de surchauffe des pistes, la création d’infrastructures résilientes aux tempêtes extrêmes, l’installation de stations de mesure du bruit et de la qualité de l’air en direct, ou encore des programmes d’insertion professionnelle locale.
L’ACI Europe souligne que la stratégie aborde également des questions de gouvernance, de reporting, de lutte contre le greenwashing et des orientations pour comprendre le paysage réglementaire européen.



