Virgin Galactic est de nouveau dans la course aux vols spatiaux commerciaux. Richard Branson, son fondateur, a présenté le 19 février le nouveau vaisseau qui doit emporter les candidats au vol sub-orbital, au cours d’une cérémonie à Mojave, en Californie. Le nouveau SpaceShipTwo a été baptisé Unity par Stephen Hawking.
Unity est le premier vaisseau produit par The SpaceShip Company, filiale de Virgin Galactic – son prédécesseur avait été fabriqué par Scaled Composites, filiale de Nothrop Grumman. Il est revêtu d’une livrée spéciale, faite de blanc et d’argent.
Juste avant le roll-out, Virgin Galactic avait insisté sur le déroulement du programme d’essais, ainsi relancé. La société avait souligné la grande similarité entre SpaceShipTwo et Unity, qui va lui permettre de profiter des données recueillies lors des 55 vols d’essai du premier vaisseau spatial, ainsi que celles malheureusement acquises lors de son accident.
Unity ne volera cependant pas tout de suite. Le vaisseau subira des tests de ses systèmes électriques et de ses surfaces mobiles. C’est seulement alors qu’il goûtera au vol, arrimé au vaisseau-mère MotherShip Eve. Par la suite, il réalisera des vols planés libres depuis le niveau de vol 450 dans le but de tester sa maniabilité. C’est seulement alors qu’il pourra envisager des vols propulsés.
Outre la prudence de mise lors de tests de nouveaux systèmes, Virgin Galactic tient également à rassurer après l’accident survenu en octobre 2014. SpaceShipTwo s’était écrasé dans le désert du Mojave lors d’un vol d’essai, tuant l’un des pilotes et blessant grièvement le second. L’enquête du NTSB avait conclu que l’un des pilotes avait débloqué de façon prématurée le système contrôlant la position des extensions des ailes (feathers), les faisant pivoter alors que le vaisseau n’avait pas atteint la vitesse requise, ce qui a provoqué une rupture en vol. A la suite de cette découverte, Virgin Galactic avait conçu un mécanisme pour empêcher le déblocage prématuré.
Virgin Galactic n’ayant eu qu’un vaisseau spatial au moment de l’accident, celui-ci a plongé le programme en hibernation forcée, retardant de plus d’un an supplémentaire le lancement des premiers vols suborbitaux commerciaux.








