Le motoriste français Safran a publié ses résultats annuels de l’année 2013 le 20 février. Malgré des performances en nette progression, le groupe annonce des recrutements en baisse.
Jean-Paul Herteman, patron du groupe Safran, parle d’une « excellente année ». En 2013, le motoriste a en effet réalisé un chiffre d’affaires ajusté de 14 695 millions de dollars, en hausse de 8,4 % par rapport à 2012. Le résultat opérationnel courant ajusté est quant à lui en progression de 23,8 %, à 1 788 millions d’euros, ce qui représente 12,2 % du chiffre d’affaires. Le groupe dépasse ainsi ses objectifs, principalement grâce à ses activités aéronautiques.
Pour 2014, Safran reste « très confiant » et prévoit une hausse de 5 % de son chiffre d’affaires ajusté et une progression de son résultat opérationnel courant ajusté légèrement supérieur à 10 %, « grâce à l’augmentation des cadences de production des avions et la maturité croissante de notre base installée de moteurs d’avions civils », précise Jean-Paul Herteman.
Un carnet de commandes record
L’ensemble des commandes du groupe Safran enregistrées en 2013 représente 20,8 milliards d’euros. Le carnet de commandes affiche 56,2 milliards d’euros contre 48,5 milliards en 2012.
Le CFM56 « continue à très bien se vendre en quantité et en prix », a indiqué Jean-Paul Herteman. Le célèbre moteur, le plus vendu au monde sur le marché civil, a enregistré 1 330 nouvelles commandes ou intentions d’achat en 2013, portant ainsi le carnet de commandes à 5 000 unités. Quelque 1 502 moteurs CFM56 ont été livrés l’an passé, contre 1 406 en 2012. Concernant le Leap, le carnet de commandes compte près de 6 000 unités. 1 393 nouvelles commandes et intentions d’achat ont été enregistrées l’année dernière. CFM International (CFMI) détient un carnet de commandes global de 10 800 unités (commandes fermes et intention d’achat), soit sept ans de production.
Pour les années à venir, Safran s’est fixé comme objectif de notamment « réussir la transition CFM – Leap et d’introduire de nouvelles technologies », précise Jean-Paul Herteman.
Des activités de défense en progression à l’export
« Nos activités de défense ont résisté en 2013, en partie grâce aux marchés d’exportation, le marché domestique restant soumis aux fortes contraintes pesant sur les budgets militaires », explique-t-on chez Safran. « Notre volume d’activité a augmenté auprès de gros clients émergents, comme l’Inde, la Russie et l’Amérique latine », relève M. Herteman.
La division défense de Safran a enregistré 1 278 millions d’euros de chiffre d’affaires, en repli de 2,8 %.
Sur le marché français, Optrolead, coentreprise détenue à parts égales par Safran et Thales, a signé un contrat avec le ministère de la Défense française sur le développement d’une boule optronique aéroportée de 4e génération.
6 000 recrutements prévus dans le monde
Après avoir recruté plus de 8 400 personnes en 2013 dans le monde, dont 3 100 en France, Safran envisage d’embaucher 6 000 nouveaux salariés cette année, dont 2 500 dans l’Hexagone. Ces recrutements sont destinés à remplacer les différents départs à la retraite, faire face à l’augmentation de l’activité et renforcer les moyens du groupe en R&D (8,8 % du CA a été investi en R&D en 2013, soit 1 199 millions d’euros).
Les cadres et ingénieurs sont les plus recherchés. Safran embauche notamment des ingénieurs développement mécanique, ingénieurs qualité, architecture ou encore système.
Au 31 décembre 2013, les effectifs du groupe s’élèvent à 66 241 salariés, soit une hausse nette de plus 3 600 personnes. Au cours des trois dernières années, Safran a créé 3 700 emplois nets en France (10 % des effectifs) et 8 500 dans le monde. « Il faut savoir qu’un emploi Safran, c’est 2 ou 3 emplois au sein de la Supply Chain », précise le PDG de Safran.








