Fin négociateur, Éric Trappier a marqué 2015 et plus particulièrement l’histoire de Dassault Aviation et de son chasseur multirôle Rafale, longtemps désigné comme « l’avion maudit », à cause de ses échecs à l’export. Seules l’armée de l’air et la Marine nationale l’exploitaient. Ce n’est désormais plus le cas. L’avion de combat a connu un gros succès commercial : deux contrats d’achats fermes d’une valeur combinée de plus de 10 milliards d’euros avec l’Égypte (24 exemplaires commandés en février) puis le Qatar (24 exemplaires commandés en avril). L’Inde s’est également engagée durant avril pour l’achat de 36 Rafale, mais le contrat peine encore à être signé.
Éric Trappier et Dassault ? Une histoire d’amour qui dure depuis 1984, année où ce diplômé de l’Institut national des télécoms rejoint l’avionneur français comme simple ingénieur bureau d’études. Depuis, ce charismatique chef d’entreprise a gravi peu à peu tous les échelons jusqu’à prendre en janvier 2013 les commandes de l’entreprise.
En 1987, il rejoint la direction technique internationale et participe notamment à la vente de l’avion de patrouille maritime Atlantique 2. Quatre ans plus tard, Éric Trappier intègre la direction générale internationale où il se fait vite remarquer pour ses qualités de négociateur.
D’abord avec le contrat signé avec l’Inde pour la vente de 46 Mirage 2000, alors qu’il était responsable des ventes pour l’Asie. Et surtout, en 1998, avec la vente de 60 Mirage 2000-9 aux Émirats arabes unis, en tant que responsable des ventes pour les EAU. Cette vente a marqué un tournant dans sa carrière au sein de l’avionneur français. En 2000, il prend la direction des régions Moyen-Orient et Afrique et un an plus tard il est nommé directeur des exportations militaires. En 2002, parallèlement à cette fonction, il devient directeur général international. Le Rafale fait désormais partie de son palmarès !

