Les nombreuses actions des pilotes de CityJet en France n’ont pas fait fléchir Air France. La compagnie aérienne française a accepté le 28 mars dernier l’offre ferme de rachat de sa filiale irlandaise présentée en décembre 2013 par le groupe allemand Intro Aviation.
La cession devrait être finalisée fin avril prochain, a précisé la compagnie française dans un communiqué. Le montant de cette transaction, qui concerne également VLM, n’a pas été divulgué. Rachetée par Air France en 2002, CityJet est aujourd’hui une compagnie fortement déficitaire. Sa vente s’inscrit dans le vaste plan de restructuration Transform 2015 du groupe Air France-KLM.
Pour apaiser les craintes des salariés, plus particulièrement des pilotes basés dans l’Hexagone, Air France a indiqué dans un communiqué qu’elle poursuivrait de coopérer avec CityJet à travers notamment « le développement de vols sous la marque CityJet au départ de London City vers des destinations européennes, et le maintien par CityJet de vols opérés pour le compte d’Air France au départ de Paris-CDG. »
La compagnie a assuré qu’« Un des objectifs de l’opération est de créer les conditions d’un nouveau développement pérenne pour l’entreprise et ses salariés. »
Les pilotes de ligne de CityJet se sont toujours âprement opposés à cette vente, craignant pour leur emploi. « Ce projet de cession menace clairement l’emploi des pilotes en France et s’oriente vers une délocalisation de l’activité et une faillite organisée par le repreneur », ont-ils souvent martelé.
Une crainte attisée par les déclarations du fondateur et dirigeant d’Intro Aviation Hans Rudolf Wöhrl qui envisage de fusionner CityJet avec Intersky, sa compagnie régionale basée à Friedrichshafen, en Allemagne. « Il s’agit de réunir les deux en une nouvelle compagnie régionale, active dans toute l’Europe, qui est assez importante pour ne pas être menacée par les grandes compagnies comme Lufthansa », avait-il déclaré le 4 janvier dernier au journal allemand Wirtschaftswoche.








