Le 2 juillet 1937 alors qu’elle tentait un tour du monde par l’est en suivant l’équateur, Amelia Earhart, célèbre aviatrice américaine, disparaît en mer à bord de son Lockheed Electra. 75 ans après, une équipe de chercheurs-passionnés de l’université d’Hawaii part sur sa piste dans l’océan Pacifique, avec l’espoir de retrouver des débris de son bimoteur.
Sa voix a été entendue pour la dernière fois dans un message radio où elle annonçait une panne sèche et des difficultés à trouver l’île d’Howland où elle devait se ravitailler en carburant. C’était le 2 juillet 1937. Elle accomplissait alors, accompagnée du navigateur Fred Noonan, la dernière étape d’un tour du monde à bord de son bimoteur. Ils venaient de décoller de Lae, en Nouvelle-Guinée, pour rejoindre la Californie. N’ayant plus de nouvelles d’elle et de son copilote, des recherches, lancées par le président américain de l’époque Franklin D. Roosevelt, ont été menées durant quatre mois avec une dizaine de navires et une cinquantaine d’avions. En vain.
Plus de 70 ans plus tard, persuadés qu’elle et son copilote Fred Noonan ont survécu quelque temps à cet accident en mer sur l’atoll inhabité de Nikumaroro, à 480 km de Howland, des passionnés « d’archéologie aéronautique » de l’association Tighar (The International group for historic aircraft recovery) ont entamé le 3 juillet dernier une nouvelle expédition de 26 jours. Pendant huit jours, ils exploreront une fosse en eau profonde à l’ouest de l’île avec l’espoir de retrouver des débris du Lockheed Electra.
Une série d’indices conforte les chercheurs dans leur hypothèse : un pot de crème des années 1930, un poudrier, une semelle de chaussure de femme, un morceau de plexiglas et une lame de canif auraient été retrouvés sur l’île de Nikumaroro au cours des dernières expéditions. En 2010, des restes d’une jeune femme avaient même été découverts sur l’île. Une recherche ADN mitochondrial a été effectuée, mais les moyens actuels ne permettent pas encore de pouvoir confirmer ou infirmer s’il s’agit d’Amelia Earhart.
Baptisée « The Earhart Project », cette expédition dans l’océan Pacifique qui part d’Hawaii (Honolulu) vers l’île Nikumaroro (archipel de Kiribati) est la 10ème depuis 23 ans. Pour que cette nouvelle expédition ne soit pas vaine, les passionnés de Tighar, qui disposent de 2 millions d’euros apportés par des fonds privés, sont aidés par le gouvernement américain, qui met à leur disposition un matériel performant, comme des sous-marins radiocommandés équipés de sonars et de caméras.
Amelia Earhart est une véritable icône dans le monde de l’aviation. Elle a accompli de nombreux exploits et records, dont ceux d’être la première femme à avoir traversé, entre autres, l’Atlantique ou encore les États-Unis en solitaire (1928).









