Le troisième A350 devrait très prochainement voir ses roues quitter le tarmac de Toulouse. Frank Chapman, pilote d’essais sur le programme A350 (notamment), a indiqué le 5 février que MSN 2 devrait voler avant la fin du mois. Il devrait décoller vers le 25 ou le 26 février.
MSN 2 a été présenté le 2 janvier et porte une livrée spéciale « composites ». Il est le premier à être doté d’éléments de cabine mais transporte également une instrumentation moyenne et sera utilisé pour le développement et la certification de la cabine.
MSN 4, présenté le 4 février lors d’une visite d’Akbar Al-Baker à Toulouse et partiellement doté d’une livrée aux couleurs de Qatar Airways, le suivra de près dans les airs puisqu’il doit également voler en février. Il pourrait même décoller le même jour que MSN 2, ou en tout cas à seulement quelques jours d’intervalle. Frank Chapman indique qu’il se passe généralement deux semaines entre le roll-out et le premier vol d’un appareil. MSN 4 transportera une instrumentation légère et se focalisera sur la certification des systèmes avioniques.
MSN 5 se trouve quant à lui sur la station 30 de la ligne d’assemblage finale, où il est équipé de ses systèmes. Il décollera en mai et réalisera les « route proving », ces essais en conditions réelles d’exploitation, avec des employés Airbus en guise de passagers et des équipages Qatar Airways – qui est l’opératrice de lancement de l’appareil.
Au 1er février, MSN 1 et MSN 3 avaient réalisé près de 1000 heures de vol dans le cadre du programme de certification A350. Frank Chapman a lui aussi affirmé que le calendrier du programme était respecté et que l’A350 recevrait sa certification au mois d’août, ce qui ne fera plus l’objet d’aucun doute si MSN 4 et MSN 5 effectuent leur premier vol aux dates prévues.
Du côté de la production en série
Lors de sa visite, Akbar Al-Baker a pu constater l’avancement de l’assemblage de son premier A350, MSN 6. Celui-ci se trouve actuellement sur la station 40 : son fuselage a été joint, ainsi que le cône de queue et les employés d’Airbus travaillent désormais à la fixation des ailes, des stabilisateurs horizontaux et verticaux, des mâts réacteurs et des trains d’atterrissage principaux.
Cette nouvelle façon de procéder (commençant par jonction de toutes les sections du fuselage en station 50) permet de réduire de 30% le temps d’assemblage par rapport à celui de l’A330, expliquent Alan Pardoe, responsable du marketing, et Simon Azar, directeur marketing du programme A350. Ainsi, non seulement différents éléments de l’appareil peuvent être assemblés simultanément mais certains systèmes peuvent également être installés et testés. C’est d’ailleurs sur la station 40 que l’A350 est mis sous tension pour la première fois.
Alan Pardoe a également expliqué que la montée en cadence serait « plutôt agressive » : d’un A350 produit chaque mois à la fin de l’année 2014, le rythme atteindra dix appareils mensuels en 2018.








