Le Pentagone a publié jeudi 8 novembre un communiqué indiquant qu’un de ses drones MQ-1 Predator de General Atomics avait été la cible de tirs de la part de deux Su-25 de la République islamique d’Iran. L’appareil effectuait une mission de surveillance « de routine » au-dessus du golfe Persique le 1er novembre, lorsqu’il a été pris en chasse par les avions iraniens. Ils auraient fait feux deux fois, sans toutefois occasionner de dégâts matériels, le drone ayant réussi à rejoindre sa base. Le Pentagone précise que le MQ-1 n’était pas armé et se défend de toute intrusion dans l’espace aérien iranien, affirmant qu’il se trouvait à 16 miles nautiques des côtes iraniennes, soit en-dehors des limites des eaux territoriales iraniennes (12 miles nautiques).
De son côté, le ministre iranien de la Défense Ahmad Vahidi a confirmé avoir pris en chasse un aéronef non-identifié qui aurait pénétré dans ses eaux territoriales. Selon l’agence de presse d’État Fars News, il a également rappelé que toute « agression » aérienne, navale ou terrestre serait suivie d’une contre-attaque armée.
Les États-Unis ont par ailleurs indiqué vouloir continuer leurs vols de surveillance au-dessus de la région.
Le contexte géopolitique tendu dans la région et les activités nucléaires de l’Iran ont amené les États-Unis à accroître leurs moyens militaires pour surveiller la zone. Ils ont notamment envoyé des F-22 Raptor à Al Dhafra, aux Émirats Arabes Unis au début de l’année 2012.








