Après les Spitfire de Birmanie, le P-40 d’Egypte. Un Curtiss P-40 Kittyhawk de la Royal Air Force a en effet été retrouvé dans l’ouest du désert égyptien, dans la région de Wadi al Jadid, au mois de mars dernier par un employé polonais qui participait à une exploration pour le compte de son entreprise pétrolière.
Le 28 juin 1942, le sergent Dennis Copping, âgé de 24 ans et appartenant à l’escadron 260 de la RAF, effectue un vol à bord du P-40 pour l’acheminer vers une autre base aérienne, afin qu’il puisse y être réparé. Le contact avec l’avion est perdu, pilote et appareil jamais retrouvés. Selon certains, le pilote aurait eu la possibilité de s’éjecter, et il n’est pas mort durant le crash, mais aurait peut-être tenté de marcher pour sortir du désert. Le P-40 Kittyhawk reste ensuite quasiment intact à l’abri des regards pendant près de 40 ans.
Selon les sources, l’épave est dans un état exceptionnel, le macaron de la RAF encore visible. La plupart des instruments du cockpit seraient intacts, ainsi que l’armement, qui a été retiré par l’armée égyptienne, pour des raisons de sécurité. L’historien britannique spécialisé dans l’aviation Andy Saunders compare cette découverte à celle de la tombe de Toutankhamon.
A présent, l’ambassade britannique d’Egypte, ainsi qu’un bon nombre d’historiens, souhaitent que l’avion soit rapatrié le plus rapidement possible en Grande-Bretagne, pour éviter tout pillage et démantèlement par des tiers. Il ne manque que le feu vert égyptien pour procéder à des fouilles plus poussées et pour faire revenir l’avion au bercail.








