La 13e édition de la journée nationale du réserviste a cette année pour thème « la réserve militaire, les territoires et la cohésion nationale ». Au sein de l’armée de l’air, le réserviste se destine à renforcer les effectifs, à participer à certaines missions, mais également à soutenir l’esprit de Défense et à développer et maintenir le lien entre l’armée de l’air et la société civile.
Alors que les réservistes opérationnels (anciens militaires d’active et civils) remplissent les mêmes missions que les aviateurs, les réservistes citoyens (uniquement des civils) sont eux affectés à des missions destinées à renforcer le lien armée-nation.
Le major Jean-Claude Kerloch, ancien chef du bureau technique de la Patrouille de France, est aujourd’hui réserviste à ce même bureau technique. Portrait.
Le major Kerloch a débuté sa carrière dans l’armée de l’air à l’occasion de son service national entre 1970 et 1972. Mécanicien de formation, il a finalement décidé de rejoindre l’armée de l’air où il travaillait jusqu’alors avec la spécialité de motoriste.
Il passe par l’École des sous-officiers de Nîmes, puis par l’École technique de l’armée de l’air à Rochefort. Suite à cette formation, le major est affecté à l’escadron de chasse 2/12 « Cornouailles » à la BA 103 de Cambrai. Il y reste quatre ans et s’occupe de Super Mystère et de Mirage F1. Jean-Claude Kerloch passe ensuite 7 années à la BA 745 d’Aulnat, où il est chef d’équipe sur CAP10 au sein de l’escadron « Gévaudan », puis devient chef d’équipe atelier réacteur sur les C135FR de la BA 125 d’Istres.
Après un passage au Bureau Air Information de Rennes, le major Kerloch rallie la BA 701 de Salon-de-Provence, qu’il ne quittera plus jusqu’à la fin de sa carrière. Il y occupe le poste de vérificateur matériel aérien, puis est nommé chef du bureau technique de la Patrouille de France.
Son travail consiste à tenir à jour la documentation des Alphajet de la PAF, à effectuer le suivi du matériel, à préparer les opérations et les visites à venir. « Je ne travaille pas en direct avec l’avion, mais c’est quand même une tâche importante, car je dois m’assurer que les avions sont prêts à partir en temps et en heure ».
Lorsqu’il quitte son poste de militaire d’active en 2007, le major Kerloch revient « naturellement » à la BA 701 en tant que réserviste. « Je viens de temps en temps sur la base, donner un coup de main au bureau technique, lorsqu’il y a un “coup de bourre” et qu’ils ont besoin d’une aide ponctuelle ». Le major remplace également les personnels du bureau technique qui partent en vacances, afin d’assurer la continuité et l’efficacité du service.
Il assure le poste qu’il occupait lorsqu’il était d’active, mais les évolutions des logiciels utilisés le cantonnent tout de même à ne s’occuper que de ce qu’il connaît déjà. « Beaucoup de choses ont changé, les techniques ont changé, les avions ne sont plus suivis de la même façon. »
Pour le mécanicien, le réserviste est surtout quelqu’un qui « aide à remplacer un militaire, pour subvenir aux besoins de l’active ».








