Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a tenu un point presse mardi 15 janvier, afin de présenter un état des lieux de la situation des forces armées au Mali. Il a rappelé que la France menait « une lutte implacable », félicitant les forces armées pour leur « réactivité ».
Depuis le 11 janvier, l’armée française a opéré un peu plus de 50 sorties aériennes, tous aéronefs confondus, et a traité autant d’objectifs.
1 700 militaires sont mobilisés dans l’opération Serval, dont 800 sur le sol malien, en provenance du Tchad, de la Côte-d’Ivoire et de métropole. Le commandement stratégique est conduit depuis le CPCO (Centre de planification et de conduite des opérations) à Paris, le commandement opératif est assuré depuis l’état-major des éléments français du Sénégal et le commandement tactique est assuré par le PC du 21ème RIMA.
Au niveau des moyens aériens, ce sont actuellement 5 C-130 et C-160, 5 Mirage 2000D, 4 Rafale et 5 C-135 qui sont déployés. Les chasseurs opèrent depuis le Tchad et Bamako, les avions de transport effectuent des « navettes » depuis le Sénégal, le Tchad, la Côte-d’Ivoire et le Burkina Faso. Des Atlantique 2 de la Marine nationale sont également affectés à des missions de renseignement et de guidage des moyens de frappe.
Les développements futurs de l’opération s’articulent autour de trois points : La poursuite des frappes pour « diminuer le potentiel » des groupes terroristes, la montée en puissance de la composante aéroterrestre et le soutien à l’accélération du déploiement de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) – composée de pays africains. Le général nigérian commandant de la MISMA est d’ailleurs à Bamako pour préparer l’installation de l’état-major.
Le ministre de la Défense a terminé son allocution en annonçant que les opérations se poursuivraient « aussi longtemps que nécessaire », l’opération Serval se menant « dans la durée aux côtés des forces maliennes et africaines et aux côtés de missions européennes de formation ».
Aucune information n’a été donné quant au nombre de victimes faites du côté des terroristes. Jean-Yves Le Drian a simplement répondu à la question de savoir si les bombardements avaient été efficaces, qu’un certain nombre de cadres dirigeants avaient été blessés, mais que l’information n’avait pas pu être vérifiée.








