Troisième grand volet qui préoccupe les responsables de la Défense nationale : les drones. Ceux-ci font en effet partie intégrante de l’équipement des trois armées dans le futur. La question a notamment été abordée par le CEMAT et le CEMAA, qui soulignent l’importance d’équiper leur personnel de tels matériels.
Pour le général Ract-Madoux, c’est le programme de drone tactique Watchkeeper de l’équipementier Thales qui est mis en avant pour équiper rapidement l’armée de Terre. En effet, l’expérimentation de ce système a débuté le 22 octobre dernier, de manière conjointe avec la British Army, qui en reçoit actuellement les premiers exemplaires.
Le DGA met l’accent sur les « technologies de rupture à développer », et notamment les drones de combat, en particulier le démonstrateur nEUROn de Dassault Aviation, dont le premier vol devrait avoir lieu d’ici la fin de l’année 2012. Laurent Collet-Billon affirme également suivre l’activité de la DARPA, l’agence américaine pour les projets de recherche avancée de Défense, qui met l’accent sur la robotique terrestre, la robotique aérienne et la furtivité. Il rappelle que le budget R&D dans ce domaine ne baisse pas, contrairement aux dépenses militaires, un exemple à suivre en France et en Europe. Les États-Unis restent un acteur incontournable dans le domaine des drones, c’est « la seule source » pour doter la France d’un drone MALE rapidement. Les discussions informelles se poursuivent avec General Atomics pour une éventuelle acquisition du drone Predator.
Pour le CEMAA, le drone MALE va jouer un rôle « considérable » dans le domaine de la communication satellite. L’Europe ne doit pas rester à l’écart de ce marché et les discussions avec les États-Unis restent primordiales. Le général Mercier livre sa vision de l’avenir à l’horizon 2030-2035 : une aviation composée d’un « mix des drones de combat et des avions de chasse », tout en restant prudent quant à l’utilisation précise de ces drones de combat.
Le CEMA regrette pour sa part de ne pas avoir eu les crédits nécessaires pour l’acquisition du drone Talarion d’EADS, projet abandonné depuis.








