Le Pentagone l’a annoncé cette semaine : Les causes d’hypoxies des pilotes de F-22 ont enfin été identifiées. L’US Air Force a transmis ses résultats d’enquête au secrétaire d’État à la Défense Leon Panetta le 20 juillet. Il s’agit donc de difficultés au niveau de la quantité d’oxygénation des pilotes, et non de la qualité de l’oxygène délivré.
Le problème viendrait donc d’une valve située sur le gilet anti-G porté par les pilotes du Raptor. Cette valve aurait causé un gonflement de la veste lors de missions à très haute altitude, veste qui restait gonflée alors que ce n’était plus nécessaire, et qui empêchait donc les pilotes de respirer correctement.
En juin, l’US Air Force avait d’ores et déjà recommandé aux pilotes de ne plus porter la veste, tant que les causes n’étaient pas identifiées.
De plus, l’US Air Force va enlever le filtre à oxygène qui avait été précédemment installé pour tester et évaluer d’éventuelles infiltrations de particules ou gaz dangereux. Enfin, un nouveau système de fourniture d’oxygène d’urgence devrait être intégré à l’avion.
Les restrictions de vol imposées depuis le 15 mai vont être partiellement et progressivement levées. Les vols de longue durée pour des déploiements sont à nouveau autorisés. Ainsi, un escadron de F-22 va être envoyé à la BA de Kadena, au Japon, en raison de « nécessités opérationnelles ». Par mesure de sécurité, un pilote de F-22 sera présent dans l’avion ravitailleur qui suivra l’escadron, en cas de problème. Les pilotes devront tout de même manœuvrer pour passer près de bases aériennes, par mesure de sécurité.
Les vols d’entraînements sont pour l’instant cantonnés à proximité de pistes d’atterrissage, jusqu’à ce que le bureau scientifique de l’USAF émette de nouvelles recommandations, ce qui devrait être fait d’ici la fin de l’été. De plus, pour éviter que les pilotes en portent leur veste anti-G, les vols seront également provisoirement limités à une certain plafond.
Certaines voix discordantes se sont déjà fait entendre, s’étonnant notamment du fait que l’enquête ait duré si longtemps pour déterminer les causes d’hypoxie.








