Le ministère canadien de la Défense a affirmé dans un communiqué publié le 6 février que la flotte de CC-130J Hercules de l’armée de l’air canadienne était totalement sûre et apte à voler, malgré les soupçons de contrefaçon de certaines pièces.
En effet, deux articles parus dans la presse canadienne font état d’un décalage entre le ministre de la Défense de l’époque (2012), Julian Fantino et les responsables des forces armées. Le ministre avait en effet déclaré à la télévision que les Hercules n’étaient pas affectés par la problématique des pièces contrefaites, alors que les responsables militaires étaient au courant depuis au moins quatre mois que certaines pièces détachées contrefaites s’étaient retrouvées dans les CC-130J canadiens.
Le lieutenant-général Yvan Blondin, commandant de l’aviation royale canadienne, s’est donc fendu d’un communiqué, affirmant que l’avionneur Lockheed Martin avait réfuté tout danger sécuritaire pour les forces armées, une conclusion confirmée par une évaluation « indépendante » menée par le ministère de la Défense. Le chef d’état-major de l’armée de l’air précise également que la sécurité des vols n’est pas remise en cause, les commandes de vol primaire et les instruments de vol analogiques pouvant être utilisés en cas de défaillance.
Les pièces concernées sont des micropuces intégrées aux panneaux de commandes et d’affichage dans le poste de pilotage. Les contrefaçons, découvertes en 2009, affectaient certains C-130J, C-17 et CH-46, sans toutefois avoir d’effet négatif sur la viabilité du système, selon les autorités américaines.
Le Government of Accountability Office (GAO) américain avait mené une vaste enquête, qui avait abouti début 2012 à la découverte d’un vaste marché de contrefaçons chinoises de pièces détachées qui équipent notamment les avions militaires C-130J Hercules, P-8A Poseidon et C-27J Spartan.
Pour lire les articles déjà rédigés sur les contrefaçons chinoises :
Des contrefaçons chinoises au Pentagone
Nouveau rapport sur les contrefaçons chinoises du Pentagone
Contrefaçons chinoises : Les industriels seraient responsables








