A l’issue du vol inaugural du démonstrateur de drone de combat nEUROn de Dassault Aviation à la BA 125 d’Istres, l’avionneur français, ainsi que la Direction générale de l’armement, ont confirmé le caractère européen du programme du futur.
Charles Edelstenne, PDG de Dassault Aviation jusqu’au 9 janvier prochain, a parlé d’une « triple première pour l’Europe », le nEUROn représentant « le premier drone de combat construit en coopération, le premier avion de combat furtif, le premier avion de combat complètement conçu et développé sur un plateau coopératif virtuel ». Il a rappelé qu’aucun programme de ce type « aussi innovant et ambitieux » n’avait été mené à son terme, mis à part aux États-Unis.
La coopération mise en place dans le programme de démonstrateur de drone de combat met en commun les compétences de six pays partenaires : France, Suisse, Suède, Italie, Espagne, Grèce. Pour Charles Edelstenne, la réussite du programme « tout en respectant les coûts et les délais » est due à quatre facteurs : une « forte implication » des gouvernements des pays partenaires, au niveau politique mais aussi budgétaire ; une organisation simplifiée, avec une seule agence d’exécution (la DGA), ainsi qu’un seul maître d’œuvre industriel (Dassault Aviation) qui coordonne les entreprises participantes (Alenia Aermacchi, RUAG, Saab, EADS-CASA, HAI) ; l’utilisation des compétences existantes des entreprises partenaires et non pas celles qui pourraient être développées ; et enfin l’utilisation d’un langage industriel unique.
Pour le directeur général de l’armement Laurent Collet-Billon, le nEUROn est l’exemple d’une coopération européenne réussie. « On a dépassé la logique nationale » a-t-il ajouté, ajoutant que le développement de futurs UCAV était en marche, des discussions ayant été initiées avec les Britanniques, tout en assurant que l’ouverture à d’autres pays européen était tout à fait envisageable. « L’expérience d’aujourd’hui montre que ça marche » a déclaré le DGA, « nous avons démontré un niveau suffisant pour ne pas avoir à rougir au niveau international ».
Serge Dassault a quant à lui lancé : « une nouvelle Europe est née, l’Europe des nEUROn », et espère qu’il y en aura « beaucoup d’autres » à l’avenir.








