Après neuf mois de gestation, le Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité nationale a été remis au président de la République François Hollande ce 29 avril. Crise économique, retrait d’Afghanistan, puissances émergentes, révolutions arabes, autant d’évènements qui ont rendu nécessaire la rédaction d’un nouveau document, rappelle François Hollande dans la préface.
Un Livre blanc qui « trace une perspective d’avenir pour la Défense de la France », qui doit permettre à la France de conserver sa place importante au niveau mondial. Au-delà des cinq fonctions stratégiques que sont la connaissance et l’anticipation, la dissuasion, la protection, la prévention et l’intervention, le président annonce vouloir mettre l’accent sur trois d’entre elles : la protection, la dissuasion et l’intervention.
François Hollande rappelle également que les contraintes budgétaires et l’amplification des menaces type prolifération nucléaire, terrorisme, nécessitent une coopération au niveau européen et international, dans un but évident de réduction de coûts et d’amélioration de l’efficacité.
De son côté, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian dans un éditorial, parle d’une « vision renouvelée du monde », pour un projet qui doit « pérenniser » un outil de défense menacé. Il présente le Livre blanc comme un document novateur, qui fait notamment état des conséquences de la ré-intégration de la France dans l’OTAN et qui met en avant les enjeux devenus primordiaux de la mutualisation et de la coopération au sein de l’Europe. Jean-Yves Le Drian définit ce Livre blanc comme un projet « cohérent », adapté « aux responsabilités internationales ».
Des analyses plus détaillées du Livre blanc et des enjeux spécifiques à l’aéronautique seront très prochainement disponibles sur le Journal de l’Aviation.








